Thème : Avis d’experts

JE N’AI PAS DE RESPONSABLE SÛRETÉ ! A QUI CONFIER MON PROJET ?

C’est une question légitime pour de nombreuses entreprises. Si les grandes organisations disposent le plus souvent d’un directeur de la sûreté, il n’en est pas de même pour les PME et même pour certaines ETI. Dans ce cas, à qui confier le déploiement et la maintenance d’une solution de sûreté ?

Déjà de quoi parle-t-on ? Solution de sûreté ou solution de sécurité ?

 

La sécurité définit plus la prévention et la gestion des risques accidentels. La sûreté recouvre plutôt la protection contre des actions intentionnelles ayant vocation à nuire. Un système de contrôle d’accès, de détection intrusion ou de vidéo-surveillance entre donc dans la deuxième catégorie. 

Qui fait quoi ?

Dans les plus grandes entreprises, la direction de la sûreté assume la responsabilité de la protection des personnes et des biens de l’entreprise contre les malveillances. La situation est claire : le choix, le déploiement et la maintenance de la solution de contrôle d’accès entrent très généralement dans son périmètre.
Dans les ETI et encore plus les PME, savoir qui est véritablement en charge de la sûreté dans l’organisation est souvent moins explicite.

Une fonction souvent à « temps partiel » et multi-service

Dans ces organisations, la fonction est le plus souvent assumée « à temps partiel » par plusieurs personnes qui vont prendre des responsabilités de sûreté par proximité fonctionnelle avec leur mission principale.
Le choix de la solution de contrôle d’accès électronique, son déploiement et son exploitation font le plus souvent intervenir plusieurs services. Son fonctionnement quotidien est ainsi basé sur une responsabilité multiple, ce qui peut aussi avoir pour conséquence une dilution des responsabilités au final.

Quels décideurs et quels acteurs quand l’organisation n’a pas de responsable sûreté ?

Sur les projets que nous gérons, nous observons que 3 grands types de fonctions sont régulièrement sollicitées sur les projets.

La DSI : l’architecte du système

La DSI est par nature très impliquée dans le choix de la solution. On estime qu’elle est consultée dans 85% des cas lors du choix de la solution de sûreté, elle peut même devenir le décideur principal dans les PME, et pour cause, car le système s’appuiera sur l’infrastructure IT, en particulier sur le réseau IP. La DSI est très fréquemment en responsabilité du déploiement de la solution, de l’installation et du paramétrage de nouveaux équipements électroniques et de l’administration au sens IT de la solution. Elle est par contre moins souvent en charge de son exploitation quotidienne qui peut être confiée à d’autres services. Dans les organisations ne disposant pas de responsable sûreté, la DSI est parfois en charge de la gestion des anomalies et des alertes. Elle peut devenir à ce titre un ‘quasi’ responsable sûreté…par défaut.

Le service RH : la gestion des droits au quotidien

Le service RH est régulièrement impliqué dans l’exploitation de la solution pour la gestion des employés, l’affectation des badges et des droits. Il est en charge de l’intégrité des données (identifiants, badges…) et doit notamment garantir que les droits d’accès sont en ligne avec les contrats de travail ou les missions dans le cas du personnel intérimaire.

Les services généraux / Le service logistique : la supply chain de la sûreté

Les services généraux sont assez souvent en charge du déploiement de la solution pour l’aspect bâtimentaire, génie civil et obstacles. Ils travaillent avec le service informatique pour les équipements informatiques et le paramétrage. Ils sont plus rarement en charge de la gestion de la sûreté au quotidien : levées de doutes, alertes, interventions etc….
Les directions opérationnelles peuvent aussi intervenir à différents degrés dans le déploiement et l’exploitation de la solution.

Bien délimiter qui fait quoi

Toutes les organisations ne peuvent pas justifier la création d’un poste de responsable de la sûreté. Pour autant, la plupart déploient aujourd’hui des systèmes de contrôle d’accès, de détection intrusion ou de vidéoprotection. Il faut donc composer au mieux en tenant compte des ressources et compétences disponibles dans l’entreprise.
Au niveau du déploiement : Les projets de sûreté intègrent de nombreux lots (logiciel, matériel électronique, obstacles, génie civil, courants faibles…) et la coordination doit être rigoureuse. Il est essentiel de savoir qui fait quoi au moment de la planification du projet. Cela évite des renvois de responsabilité, des tâches non affectées, et des retards lors de la mise en place.
Au niveau de l’exploitation : il est vital de savoir qui fait quoi au quotidien et où sont les limites de responsabilité de chaque intervenant quand il n’y a pas de responsable sûreté attitré. Nous recommandons en particulier de veiller à 2 aspects :

  • Les processus de paramétrage au quotidien pour garantir que les droits sont constamment à jour. La rigueur sur ce point doit être absolue.
  • Les processus d’exploitation et d’intervention en cas d’anomalie et de menace. Qui fait la levée de doute ? Qui enclenche l’intervention des équipes de sécurité ? Qui s’assure de la gestion de bout en bout de l’incident ?

 

 


 

David Siboun, Chef des ventes chez Horoquartz – Département Sûreté

Sécurité électronique : avoir des plans à jour est essentiel !

Lors du dernier salon Préventica de Toulouse, 2 officiers de la gendarmerie, référents sûreté de la région Midi-Pyrénées, ont fait part d’un constat fréquent lorsqu’ils interviennent en entreprise : l’absence de plans à jour du système de sûreté électronique. Un avis partagé par Mickaël Grellier, Responsable Technique Sûreté Horoquartz pour la région Ouest.

Pour Mickaël Grellier, de nombreuses installations souffriraient d’une absence de plan de récolement à jour décrivant l’ensemble des équipements (UTL, contrôleurs de portes, lecteurs de badges) .

« Parmi toutes les entreprises qui nous sollicitent pour le remplacement d’un système existant, nous estimons à environ 10% celles qui disposent de plans réellement actualisés et exploitables par nous de façon fiable » indique-t-il.

Ce pourcentage varie suivant les activités. Dans les secteurs où la sécurité est critique ou régie par des normes (sites Seveso, OIV, aéroports, agroalimentaire par exemple), la réalisation et l’actualisation des plans sont faites de façon plus systématique. La taille de l’entreprise joue également, malgré des exceptions. En règle générale, les grandes entreprises prêtent plus d’attention à ce sujet que les PME. »

Contrôle d’accès : une fonctionnalité critique pour l’entreprise

Pourquoi mettre à jour les plans d’une installation de contrôle d’accès ?

Actualiser les plans de son installation de contrôle d’accès, d’intrusion ou de vidéo, est indispensable à plusieurs titres, selon Mickaël Grellier.

  • En cas d’extension, des plans à jour permettent de définir précisément la configuration à ajouter, l’impact sur l’existant et le budget à prévoir.
  • C’est par ailleurs une aide indéniable pour la maintenance des matériels avec une localisation exacte des équipements, ce qui simplifie le travail des techniciens.
  • Enfin, les plans améliorent la pérennité du système en cas de changement d’interlocuteur interne. Quand la connaissance de la configuration repose sur une seule personne, son départ peut être très préjudiciable si la solution n’a pas été parfaitement documentée.
  • Dernier point : des plans à jour contribuent également à renforcer la politique de cybersécurité plus générale dans l’entreprise en répertoriant tous les équipements connectés au réseau.

Quels sont les freins à la réalisation des plans du système de sécurité ?

Plans de configuration dans Protecsys 2 Suite

« Un premier frein réside dans les rôles et responsabilités qui sont assez souvent mal définis.

Sur un projet global de contrôle d’accès ou d’intrusion par exemple, il y a une diversité d’intervenants externes et de responsables en interne. Logiquement, c’est au fournisseur de la solution de contrôle d’accès qu’il incombe de proposer cette prestation mais c’est loin d’être toujours le cas, en particulier dans le cas d’extensions sur un système non documenté.

Par ailleurs, toutes les entreprises n’ont pas de directeur ou de responsable de la sécurité qui pourrait être le garant de la réalisation et de l’actualisation des plans. »

« Aussi l’affectation de cette tâche est souvent une sorte de zone grise entre DSI, services généraux, services de sécurité, etc… Il y a un éclatement des responsabilités et dans les faits, parfois, personne n’est réellement titulaire de ce point. » précise Mickaël Grellier qui ajoute « La difficulté est aussi de maintenir l’actualisation de ces plans dans la durée, lors des extensions, alors que l’équipe de projet initiale n’est plus active et que les responsabilités se sont diluées. » 

Le recours à différents prestataires et électriciens dans le temps, suivant la politique d’achat de l’entreprise, peut aussi être une source de complication. En effet, si chacun en général est prêt à fournir les plans de ses propres fournitures, il faut veiller au final à avoir quelqu’un qui garantisse l’exhaustivité des plans de l’ensemble du système. 

Y a-t-il des freins techniques ou des coûts cachés qui expliqueraient cette situation ?

Pour Mickaël Grellier, les outils sont aujourd’hui normalisés puisque la plupart des fournisseurs et en particulier les entreprises de courant faible utilisent Autocad qui est devenu un standard de fait. Côté client, il n’y a donc pas d’infrastructure IT spécifique à prévoir pour lire les plans qui sont également disponibles en format PDF.

Quel est votre politique à ce sujet ?

« Horoquartz propose la réalisation des plans de récolement à jour dans ses offres de systèmes de sécurité électronique. Nous sensibilisons également nos clients à cette nécessité. Il nous arrive également de faire des audits d’installations existantes pour nous assurer que les plans sont bien au niveau de l’installation. » conclut Mickaël Grellier.

Propos recueillis par Thierry Bobineau

Sûreté en entreprise : il faut impliquer les directions opérationnelles

Pourquoi les services de sûreté et les directions opérationnelles ont-ils autant de mal à collaborer sur les projets de sécurité électronique ? Il est pourtant démontré que les projets qui réussissent à les fédérer contribuent à un meilleur niveau de sûreté dans l’entreprise.

L’implication de la Direction Générale est clé

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Pour Vivian Pelletier, Directeur Produit chez Horoquartz « C’est un cap que le milieu de la sûreté en France a du mal à passer depuis 20 ans. C’est plus clair en général chez les anglo-saxons. Déjà car ils considèrent plus souvent les dépenses dans les systèmes de sécurité électronique comme des investissements vitaux. Ensuite parce que les Directions Générales sont – en règle générale – plus impliquées et sensibilisées à ce sujet. Or, ces 2 conditions sont fondamentales pour mobiliser les directions opérationnelles sur les projets de sûreté »

Fonction stratégique ou facility management ?

« Certaines entreprises ont fait de la sûreté une préoccupation majeure et réussissent à embarquer tous les acteurs et à les fédérer sur les projets. C’est particulièrement vrai dans les secteurs qui ont des contraintes réglementaires ou normatives à ce sujet, comme Seveso ou l’agroalimentaire. D’autres considèrent que cela reste un sujet de spécialistes que l’on peut pratiquement traiter comme un service de facility management. Cela revient à considérer le système de sécurité électronique comme une fonction de base du bâtiment, inclus dans un ensemble de services allant de la GTC à la restauration par exemple. Dans ce cas, la sensibilisation des opérationnels aux questions de sûreté est forcément plus limitée » poursuit Vivian Pelletier.

Impliquer les opérationnels dès la conception du système de sûreté

C’est ce qu’indique Patrick Paranthoen, Directeur R&D Sûreté chez Horoquartz : « L’analyse pour concevoir le futur système de contrôle d’accès, intrusion ou vidéoprotection devrait toujours impliquer à un moment ou un autre les directions opérationnelles voire les managers de service. Cela n’empêche pas d’avoir une démarche plus globale d’analyse des risques, menée par des professionnels de la sûreté. Mais écouter les opérationnels est toujours riche d’enseignements. Ils ont la connaissance des process de l’entreprise et des contraintes de production ou d’exploitation. Ils ont une idée des flux de personnes et de véhicules. En outre, ils ont très souvent été les témoins directs de situations faisant peser un risque sur leurs opérations : des intrusions, des visiteurs « égarés », des sous-traitants en intervention mais inconnus, des vols ou des dégradations. Cette connaissance du terrain est précieuse pour l’analyse des risques et la conception d’un système adapté. C’est vrai en particulier pour définir la localisation optimale des équipements mais aussi prendre en compte les contraintes de flux. »

Et les mobiliser au quotidien dans le fonctionnement

Outre la conception de la solution, les managers peuvent aussi apporter une contribution au fonctionnement des systèmes. « Par exemple, nous faisons souvent le constat que les droits d’accès accordés aux salariés sont trop larges. Tout simplement, parce que quand on n’est pas en mesure de déterminer finement qui doit accéder où et quand, il est tentant d’élargir les droits pour simplifier la gestion. D’autant plus que cela bouge en permanence. Or, le manager de terrain est souvent le mieux placé pour savoir qui a besoin de quel(s) droit(s). Pourquoi ne pas l’impliquer plus dans la mise à jour de ces données ? C’est un sujet que nous traitons avec notre nouveau module P2 Portal de Protecsys. Il fournit des fonctions de demandes de droits d’accès par les collaborateurs et les managers, ou de mise à jour, avec un système de workflows pour validation par l’officier de sûreté. C’est un moyen de gagner en productivité et en qualité ». Au-delà de la mise à jour des droits, les managers peuvent aussi contribuer à améliorer la sécurité des visiteurs en s’impliquant dans la préparation des visites et en appliquant des procédures d’accueil plus rigoureuses.

Avant tout une affaire de communication

« La culture de la sûreté commence avant tout par la communication » ajoute Vivian Pelletier. « Si la Direction Générale ne place pas le sujet à un niveau stratégique, peu de chances que les directions métiers et les managers se sentent vraiment concernés. Et si les managers sont peu impliqués, pourquoi les collaborateurs le seraient-ils ? Nous constatons que nos clients les plus avancés sur les questions de sûreté veillent à maintenir un lien étroit et continu avec les opérationnels. Cela passe par la pédagogie et la sensibilisation pour faire comprendre les enjeux et les risques. Il faut aussi assurer un effort de formation dans la durée car, avec le turnover actuel dans beaucoup d’entreprises, maintenir la culture de la sûreté exige plus d’efforts qu’auparavant ».

L’implication croissante des RSSI

Les officiers de sûreté ont désormais un allié de poids dans l’organisation. En effet, cybersécurité et contrôle d’accès physique convergent de plus en plus. Assurer un bon filtrage des accès aux locaux est également un moyen de diminuer le risque d’accès aux ressources et infrastructures IT. « Les RSSI sont ainsi de plus en plus impliqués dans les projets de sécurité électronique. Ils peuvent largement aider pour entretenir la relation entre les différents spécialistes de la sécurité, physique et logique, et les  opérationnels » conclut Patrick Paranthoen.

Thierry Bobineau

QUELLE PERCEPTION DE LA VIDÉOSURVEILLANCE CHEZ LES SALARIÉS ?

camera de vidéosurveillance entreprise

Le sujet de la sûreté au travail et de la protection des salariés par rapport aux agressions physiques ou verbales dont ils peuvent être l’objet sur leur lieu de travail est assez peu abordé dans les médias. Horoquartz avait demandé à Opinionway d’analyser cette thématique auprès de 2000 salariés français, notamment pour mesurer leur perception des outils de sécurité électronique, dont la vidéosurveillance.

Entretemps, la crise sanitaire est passée par là, modifiant encore plus la vision -voire les préjugés – sur cette brique essentielle de la sûreté. Aujourd’hui l’opposition au déploiement d’un système de vidéosurveillance en entreprise est devenue marginale, si tant est bien sûr que les règles soient respectées et les finalités comprises.  

Quelle réalité concernant l’insécurité en entreprise ?

 

L’étude d’Opinionway pour Horoquartz avait mis en évidence l’existence d’un certain nombre d’agressions envers les salariés. Ainsi, 36 % des salariés interrogés déclaraient avoir reçu des menaces et des insultes répétées sur leur lieu de travail lors des 5 dernières années. Quant aux agressions physiques, certes moins nombreuses, elles concernaient quand même 8% des sondés sur cette période de 5 ans. 17% des personnes interrogées déclaraient avoir été victimes de vols sur le lieu de travail, le plus souvent d’effets personnels.

L’exposition aux agressions est très dépendante du métier exercé. Ainsi, les salariés les plus concernés par les menaces et insultes sur leur lieu de travail sont les fonctionnaires et plus généralement les agents des services publics (transports, personnel de santé, enseignement). Toujours selon cette étude, ces actes de violence sont en partie commis par des personnes extérieures à l’entreprise (visiteurs, clients…), 51 % pour les agressions et 55 % pour les menaces et insultes. 

Quelles répercussions pour les entreprises ?

 

Ces actes de malveillance peuvent fortement perturber un service et déstabiliser un salarié. Ces expériences sont en effet traumatisantes. L’entreprise peut alors faire face à de l’absentéisme long ou répété. En effet, il semblerait que ces agressions entraînent une augmentation du nombre des arrêts de travail et du turn-over. 8 % des salariés interrogés par Opinonway déclarent avoir eu recours à un arrêt de travail suite à un problème de sécurité dans leur entreprise.

Certains travailleurs peuvent même être tentés de changer d’employeur et de travail pour fuir leurs agresseurs ou encore le lieu d’agression. 5 % des personnes interrogées affirment avoir changé de travail à la suite d’un événement de ce type.

 

Quelles sont les attentes des salariés vis à vis de la sécurité en entreprise ?

 

3 types de solutions émergent quand on demande l’avis des salariés. Ils réclament tout d’abord plus de formation et d’information sur les problèmes de sûreté dans le cadre du travail. Les systèmes de contrôle d’accès avec badge sont identifiés comme la meilleure solution technique pour prévenir les problèmes de sécurité puisque 64% des salariés citent cet équipement en premier. Plus étonnant, la vidéosurveillance arrive juste après avec 60 % des salariés sondés qui pensent qu’un système de vidéosurveillance est une autre solution efficace à ne pas négliger pour qu’ils se sentent davantage en sécurité.

Vidéosurveillance : un changement dans la perception des salariés ?

 

Quelques années en arrière, la vidéosurveillance en entreprise n’avait pas forcément mauvaise presse mais n’était pas forcément très bien vue non plus ! Nous entendions parler de Big Brother et de flicage. Aujourd’hui, les choses semblent avoir changé. Les travailleurs ont compris que les caméras étaient là avant tout pour assurer leur sécurité.

La crise du Covid est probablement venue renforcer ce changement de paradigme. En effet, les caméras de vidéosurveillance se sont révélées particulièrement utiles pour garantir un niveau de sûreté constant alors mêmes que les équipes de sécurité n’étaient plus forcément présentes physiquement. Ainsi, d’après une autre étude réalisée par Horoquartz auprès de 120 responsables de la sécurité juste après le premier confinement, 38% des décideurs pensaient qu’ils devaient renforcer leur  équipement en vidéosurveillance. Cette situation exceptionnelle avait en particulier mis en évidence un nombre de caméras souvent insuffisant pour couvrir les sites quand la présence humaine n’était pas assurée. Cette utilité de la vidéosurveillance n’a pas échappé aux salariés qui étaient sur les sites.

Concernant les abus possibles de l’utilisation des images, les travailleurs ont désormais intégré que la vidéosurveillance est extrêmement bien encadrée par la loi française et par la CNIL. Elle stipule que les caméras de surveillance sont légitimes pour assurer la sécurité des biens et des personnes, mais qu’en aucun cas elles ne doivent porter atteinte au droit à la vie privée des salariés. À noter également que seules les personnes habilitées peuvent visionner les images.

Un système de vidéosurveillance a un effet dissuasif qui n’est plus à démontrer, et encore plus s’il est clairement affiché. Son rôle est crucial dans l’identification des auteurs d’actes délictueux dont sont victimes les salariés. Même si le traumatisme est réel suite à un événement de ce type, le fait de pouvoir identifier et poursuivre les auteurs ouvre des voies de recours pour les victimes. Ces dimensions sont aujourd’hui clairement perçues par tous, dans un climat général d’insécurité ressentie qui va croissant. Ainsi, l’opposition au déploiement d’un système de vidéosurveillance en entreprise est devenue aujourd’hui marginale, si tant est bien sûr que les procédures soient respectées.

caméra de vidéoprotection et grillage pour empêcher les intrusions

 

 


LES FONCTIONNALITÉS COMPLÉMENTAIRES DU CONTRÔLE D’ACCÈS

L’anti-timeback : une fonctionnalité du contrôle d’accès pour s’assurer de la cohérence des cheminements

Nous avons vu dans un précédent billet comment la fonctionnalité anti-passback assurait un contrôle de cheminement efficace. D’autres fonctionnalités de contrôle d’accès concourent à faible coût à une meilleure sûreté des organisations.

L’ anti-timeback : le contrôle de temporalité

 

Sur le même concept que l’anti-passback, l’anti-timeback définit la durée après laquelle un usager entré dans une zone est autorisé à entrer à nouveau dans cette même zone. Cette solution peut être utilisée pour éviter qu’un utilisateur, une fois entré, ne transmette son badge à un autre utilisateur. Elle peut être activée conjointement avec le contrôle anti-passback, évitant ainsi la reproduction d’un cheminement entre plusieurs zones avant un certain laps de temps.

Le blocage des droits d’un badge égaré

En cas de perte ou de vol d’un badge, il est important que l’utilisateur fasse une déclaration de perte au plus tôt auprès de son service de gestion. Les droits associés à ce badge pourront ainsi être verrouillés et bloquer l’accès aux personnes en possession illégale de ce badge. Cette mise hors service du badge est paramétrable à distance, directement dans le système informatique dans lequel sont attribués les droits d’accès. Une carte perdue puis retrouvée pourra éventuellement être de nouveau paramétrée avec de nouveaux droits et réattribuée à un collaborateur. Les oublis de badges sont fréquents. Afin de fluidifier le traitement de ces cas, le système de contrôle d’accès permet à un agent d’accueil de délivrer des badges temporaires à l’usager.

Dans Protecsys 2 Suite proposée par Horoquartz, cette opération bloquera automatiquement le badge oublié jusqu’à ce que l’usager rende son badge temporaire.

POUVOIR DÉVERROUILLER A DISTANCE

Le système d’ouverture de porte à distance est une option qui permet de commander à distance l’ouverture d’une porte sécurisée par un contrôle d’accès. Très pratique en cas d’oubli de badge, elle permet d’autoriser à distance l’accès d’une personne sans badge. Le système est couramment lié à un système d’interphonie (ou de visiophonie) permettant d’appeler pour une demande d’ouverture. Il peut être complété par un dispositif de caméras de surveillance pour permettre l’identification du demandeur de l’ouverture à distance.

La recherche de personnes

 

Au-delà de la maîtrise de ses accès, une entreprise équipée d’un système de contrôle d’accès en entrée et sortie peut avoir une vue d’ensemble sur les personnes présentes à l’intérieur d’un bâtiment, indispensable en cas d’évacuation ! Soumettre les utilisateurs à un contrôle d’accès en entrée et sortie d’un bâtiment permet d’obtenir une vue à un instant T, de toutes les personnes présentes dans l’entreprise. Le contrôle d’accès par zone permet d’avoir une vue encore plus précise des zones dans lesquelles se trouvent les salariés (important dans les sites sensibles de type SEVESO).

En cas d’évacuation, le gestionnaire du dispositif de contrôle d’accès peut éditer une feuille de présence par zone, vérifier les présents au point de rassemblement, et lancer la procédure de recherche si nécessaire. L’utilisation de terminaux portables PDA reliés au système de contrôle d’accès, permet au serre-file en charge de l’évacuation de disposer d’un compteur des présents en temps réel sur le point de rassemblement (EAP) et d’identifier les écarts éventuels. Ces informations seront primordiales aux équipes de première intervention (EPI) pour diriger une recherche plus rapide des personnes manquantes.

Pour conclure

 

Ces fonctionnalités associées au contrôle d’accès sont parfois optionnelles, mais en fonction de la configuration des sites, des risques encourus et des normes et réglementation applicables, elles peuvent devenir de véritables atouts pour la sécurité des entreprises.


LECTEUR DE BADGE : COMMENT L’OPTIMISER POUR UNE SÉCURITÉ GARANTIE ?

 

Comme tout composant d’un système de gestion de la sûreté, le lecteur de badge doit faire l’objet d’une analyse de risque et en particulier d’une matrice gravité/probabilité.

Patrick Paranthoen, Directeur R&D et Daniel Coirier, Développeur logiciels embarqués expliquent la démarche d’Horoquartz pour garantir un produit au plus haut niveau de sécurité.

Gérer les risques, comment ça se matérialise dans la conception des lecteurs ?

 

« La gestion des risques c’est notre métier par définition. Le lecteur de badge est l’organe permettant de protéger les accès par l’identification voire l’authentification des accédants. L’identification doit donc être fiable pour éviter les intrusions inopinées et leurs conséquences potentielles. Partant de ce principe, Horoquartz établit un dossier de conception et un cahier de charges qui inclut des spécifications radioélectriques, électroniques, mécaniques et informatiques dans le cadre des systèmes embarqués telles que les technologies sécurisées RFID normalisées ISO 14443. Ce sont des normes brevetées et reconnues pour leur fiabilité. Nous ajoutons également les mécanismes de détection d’actes malveillants comme les saisies de codes sous contrainte, les tentatives d’intrusion dans le système de communication (capteurs évolués tels que les accéléromètres électroniques, sondes de détection informatiques). »

 

Quelles contraintes majeures prenez-vous en compte ?

 

  • La fiabilité/durabilité : les contraintes MTBF (Mean Time Between Failures) font référence à la « durée moyenne entre pannes ». Pour nos lecteurs de contrôle d’accès, cette durée est définie en nombre d’heures (70000 h à peu près soit 10 ans). Cette notion est toutefois relative et peut varier en fonction des sollicitations, nombre de passages…
  • La testabilité : on intègre dans la conception électronique des principes de DFT (Design for Test), qui prévoient que le lecteur va pouvoir être testé avec un taux de couverture important, propre aux lecteurs Horoquartz. Ce test se fait en sortie de production. L’intégration des règles de DFT est un levier important et facilite une couverture des tests très proche de 100%.
  • L’évolutivité : capacité à anticiper certaines évolutions en permettant les mises à jour futures des firmwares.
    -Evolutions sécuritaires : les domaines de cybersécurité évoluent sans cesse, et les moyens d’identification par badge également.
    -Evolutions fonctionnelles : les équipements doivent pouvoir s’adapter plus facilement et rapidement aux évolutions des besoins de nos clients.
  • L’écoresponsabilité / pérennité : les notions de réparabilité et de recyclage deviennent des basiques.
  • L’inviolabilité : nous intégrons les concepts de chiffrement évolués respectant les dernières normes de sécurité cryptographiques, conformes aux recommandations de L’ANSSI

Une fiabilité légitimée par nos clients

 

« Horoquartz effectue l’analyse de risque selon chaque domaine. Nous arrivons donc à jauger correctement l’adéquation du lecteur avec la note de criticité qui est attendue. Mais l’appréciation finale vient des clients. Nous avons livré plusieurs milliers de lecteurs RFID de contrôle d’accès nouvelle génération à nos clients depuis 2021 sans compter les anciens toujours en usage chez les clients (Plus de 30 000 en fonctionnement). En 2022, nous avons enregistré un taux de retour, assez faible qui ne dépasse pas les 0,03%. Ces résultats sont possibles car Horoquartz investit dans une équipe d’ingénieurs systèmes embarqués aguerris aux notions de haute disponibilité, de sécurité informatique et de cryptographie. La fabrication propre des lecteurs étant déléguée à un partenaire de qualité, la mise en place de procédures AGILES industrielles partagées est un facteur déterminant également. »

lecteur de badge d'accès antivandale

 

 


CONNECTER CONTRÔLE D’ACCÈS ET APPLICATIONS MÉTIER, POUR QUOI FAIRE ?

Longtemps vus comme un ‘monde à part’, avec ses propres contraintes et règles, les systèmes de contrôle d’accès sont amenés à se connecter de plus en plus avec les applications métier de l’entreprise.

Prendre en compte l’environnement, les contraintes du business et de l’exploitation devient un enjeu des projets de sûreté. Aussi, les solutions de sécurité doivent proposer une architecture logicielle qui se prête à une intégration plus poussée avec le SI de l’entreprise.

Entretien avec Patrick Paranthoën, Directeur R&D Sûreté-Sécurité chez Horoquartz.

Patrick, quand on parle d’intégration du contrôle d’accès avec des applications métier, à quoi fait-on référence ?

 

Le plus souvent, il s’agit de faire entrer des populations externes dans le système de contrôle des accès de l’entreprise ou à minima, leur appliquer des procédures de contrôle d’accès qui respectent les règles et procédures de l’entreprise. Ces populations externes et leurs droits d’accès au site ou à certains locaux sont celles en lien avec l’exploitation d’une entreprise ou d’un service public.

 

Pouvez-vous nous donner des exemples ?

 

Oui, un cas très représentatif est celui des bases logistiques. Elles ont leurs propres salariés et intérimaires qui sont créés en tant que tels dans le contrôle d’accès. Mais elles reçoivent tous les jours des dizaines de poids lourds, qui vont devoir être enregistrés dans le système pour pouvoir pénétrer sur le site, avec des zones et des plages de temps définies, celles strictement nécessaires à la livraison ou à l’expédition. Ces poids lourds sont enregistrés dans un système de gestion logistique dédié qui va envoyer des identifiants et des droits en conséquence vers le contrôle d’accès. Dans un tout autre secteur, nous avons équipé une grande métropole, où le système de gestion des crèches nous envoie les inscriptions des enfants et des parents autorisés à accéder aux crèches définies. Plus récemment, nous avons équipé une grande usine de déconstruction automobile de France, où le système de gestion commerciale nous envoie les informations nécessaires pour autoriser l’accès d’un client quand celui-ci a validé sa commande.
Dans ces 3 exemples, il y a un couplage étroit entre l’exploitation du client, gérée par des applications métier dédiées, et le système de contrôle des accès.

Sur un plan informatique, comment communiquez-vous avec ces applications métier et qu’est-ce que cela apporte ?

 

Notre solution dispose d’un ensemble de web services pour établir des connexions entre les applications métier et la solution de sûreté. Il est possible via ces API d’échanger des données sans complexité informatique et de façon sécurisée. Ainsi, nous pouvons recevoir dans Protecsys 2 Suite des droits d’accès, des identifiants et plus généralement l’ensemble des informations nécessaires pour contrôler les accès au site de ces populations. Et ceci évite de créer à la main tous les accédants et leurs droits dans le système de contrôle des accès. Par conséquent l’accueil de ces populations est plus fluide, plus fiable et plus rigoureux car on crée un lien fort entre la gestion « métier » de cette personne sur site (une livraison, un achat, une visite…) et le système de contrôle des accès.

caméra de vidéoprotection et grillage pour empêcher les intrusions

Mais dans la pratique ces personnes n’ont pas de badges, comment vont-elles s’identifier dans le contrôle d’accès ?

 

On peut envisager de leur remettre un badge visiteur par exemple avec des droits activés suivant les informations que nous avons reçues de l’application métier. Mais d’autres identifiants peuvent être envisagés : la plaque d’immatriculation du véhicule, un code confidentiel, ou nous pouvons aussi imprimer un QR code avec une durée d’utilisation en concordance avec les droits que nous avons reçus.
Mais le choix du type d’identifiant est toujours analysé en fonction de plusieurs paramètres dont un qui primera toujours : La notion d’analyse de risque ; il s’agira toujours de veiller à ne pas dégrader le niveau de sécurité nécessaire à l’accès de certaines zones.

 

Ce besoin d’intégration de la gestion des accès avec des applications métier est-il en augmentation ?

 

Oui, clairement. Dans la mesure où les règles de sécurité se renforcent dans de nombreux secteurs, les zones à contrôler s’étendent, et les contrôles par eux-mêmes se durcissent. Ainsi, nombre de nos clients cherchent à intégrer dans les procédures d’accès des populations qui y échappaient précédemment afin de répondre à des impératifs de traçabilité de leur métier. Et si ces populations sont en lien direct avec les opérations de l’entreprise, elles sont forcément à un moment ou un autre gérées dans une application métier, qu’il s’agisse d’une gestion commerciale, d’une gestion logistique, d’une application de service public, etc… Récupérer des droits d’accès en fonction de l’identification et de l’activité de ces personnes dans les systèmes de gestion est alors une bonne pratique pour simplifier la gestion des accès tout en amenant de la rigueur.

 

 

 


HOROQUARTZ ET AUTOMATIC SYSTEMS : UN PARTENARIAT POUR LA SÉCURITÉ

Barrière BL 229 Automatic Systems installé chez un client Horoquartz

1- Un partenariat long terme dans la sécurisation

 

Depuis plus d’une vingtaine d’années, Horoquartz fait confiance à Automatic Systems pour la fourniture d’équipements de contrôle d’accès à ses clients en France.
Les 2 entreprises sont très actives sur la sécurisation des sites, tant pour les accès extérieurs que l’accès aux bâtiments. Ce partenariat permet à Horoquartz de proposer les barrières, tambours et portillons Automatic Systems pour ce type de projets, afin de garantir une qualité optimale et une meilleure fluidité des entrées à ses clients.

Pour David Siboun, Chef des ventes sûreté : « La diversité de gamme de produits Automatic Systems répond bien à nos attentes, quelle que soit la demande de nos clients. Les innovations développées nous permettent d’intégrer les dernières technologies en contrôle d’accès, et ainsi de leur offrir la meilleure protection. »

 

2- Des équipements robustes qui répondent au besoin

 

Outre la relation avec les équipes, cette collaboration de longue date s’explique également par la qualité, la robustesse et la fiabilité des produits, et la réputation d’un acteur mondial, ‘made in France’. Cette provenance française aide à maintenir une relation de proximité avec le fournisseur, et avec les clients, et de pouvoir intervenir plus rapidement pour les interventions de maintenance. Cela permet également à Horoquartz d’assurer une meilleure traçabilité des équipements installés.

Quelques exemples de produits Automatic Systems les plus installés chez des clients Horoquartz :

  • Tourniquet simple passage TRS370
  • Tourniquet double passage TRS 372
  • Borne VL/PL BOR 235
  • Barrière BL 46

3- La satisfaction client au cœur de la stratégie

 

Pour David Siboun, Chef des ventes sûreté : « La relation commerciale avec les équipes d’Automatic Systems est très bonne. Ils nous accompagnent dès l’avant-vente et sont également présents lors de la mise en œuvre des équipements ainsi que sur la partie maintenance. »

Fabien Fusellier, Chargé d’affaires sûreté chez Horoquartz poursuit : « Automatic Systems en un mot, c’est l’efficacité, nous avons toujours les mêmes interlocuteurs pour l’installation chez le client. Le suivi est facilité et le service après-vente, réactif si besoin. »

portillon d'accès aux locaux

4- A propos d’Automatic Systems

 

Automatic Systems est le leader mondial dans le domaine de l’automatisation du contrôle sécurisé des entrées, conçoit et fabrique des équipements pour les accès piétons, véhicules et passagers.

Chiffres clés :

  • 100 millions d’utilisateurs au quotidien
  • 300 000 équipements installés dans 150 pays
  • 8 implantations internationales

 


SYSTÈME DE SURETÉ-SECURITÉ : « MAIS POURQUOI DEVRAIS-JE EN CHANGER ? »

« Il fonctionne depuis des années, il est fiable, il répond aux attentes des utilisateurs, et surtout, nous n’avons pas eu de problème de sécurité depuis des années. Pourquoi devrions-nous investir pour remplacer ou faire évoluer un système de contrôle d’accès qui nous donne satisfaction ? » Thierry Bobineau, Directeur Marketing d’Horoquartz nous donne 5 arguments pour convaincre un décideur d’aller vers une solution plus sécurisée.

 

Argument no 1 : prévenir l’obsolescence

 

Une solution de sûreté, qu’elle contienne du contrôle d’accès, de la vidéosurveillance et/ou de détection intrusion, est un assemblage de composants logiciels, électroniques, mécaniques, et d’identification. Un seul maillon de cette chaîne frappé d’obsolescence compromet le niveau de sécurité global de l’ensemble.

Ce maillon faible peut très bien être le badge (exemple : Mifare® Classic). Mais d’autres maillons de la chaine peuvent être affectés, comme les équipements électroniques et surtout les équipements mécaniques comme les obstacles, les serrures ou les ventouses qui subissent une usure fonctionnelle. Il peut en résulter de l’agacement chez les utilisateurs quand les petites pannes se multiplient, et au pire, des failles majeures de sécurité. Des mises à jour régulières des équipements et des électroniques aident à ralentir le phénomène d’obsolescence, mais arrive un moment où un investissement global sera à envisager.

 

Argument no 2 : réduire le risque IT

 

L’actualité récente s’est chargée de rappeler qu’aucun système n’est à l’abri d’une attaque. Une application de sécurité vieillissante est une cible tentante pour des hackers. Le niveau de protection IT des solutions proposées actuellement est sans commune mesure avec la génération précédente. Par exemple, la solution Protecsys 2 Suite d’Horoquartz sécurise les données de bout en bout avec authentification et chiffrement. Il est également important de s’assurer que le fournisseur avec lequel on travaille dispose d’un programme de gestion des vulnérabilités (CVE), respecte les préconisations de l’ANSSI et communique régulièrement avec le CERT-FR.

Ainsi, renforcer le niveau de sécurité IT des équipements de sûreté est une justification récurrente des projets d’évolution dans ce domaine. Et si les équipements n’ont pas été prévus pour supporter de telles mises à jour, ou atteignent leurs limites techniques (firmware par exemple), c’est bien leur remplacement qui doit être envisagé eu égard aux conséquences possibles de telles failles, qui peuvent aller bien au-delà de la sécurité physique du site.

Argument no 3 : proposer de nouveaux usages

 

L’étude réalisée par Horoquartz en 2021 l’a démontré : la crise sanitaire a révélé le besoin de nouvelles fonctionnalités en matière de sûreté-sécurité. C’est particulièrement le cas pour la gestion des visiteurs, l’identification à distance par vidéo, l’accès distant à l’application, la facilitation des levées de doute avec des solutions nomades etc…. Le déploiement de ces nouveaux usages nécessite parfois une révision en profondeur des systèmes existants. C’est le cas notamment quand des utilisateurs décident d’appliquer une norme de sécurité sectorielle comme Food Defense par exemple dans l’agro-alimentaire, une démarche qui dans ce cas précis peut justifier le remplacement d’un système quand celui-ci n’a pas été prévu pour gérer les cheminements.

sûreté dans le cloud

Argument no 4 : réduire les coûts de maintenance

 

Un système de sécurité qui vieillit a de fortes chances de coûter de plus en plus cher à l’entreprise. Les coûts de maintenance des matériels sont relativement faciles à évaluer et ont tendance à augmenter dans le temps avec l’usure des matériels. Il en est de même pour les coûts d’exploitation IT qui augmentent inexorablement au fil des années mais sont plus difficiles à évaluer. N’oublions pas non plus le coût de déploiement des applications sur les postes de travail. Les solutions web telles que proposées aujourd’hui par Horoquartz simplifient de façon drastique l’installation des logiciels tout en facilitant l’accès des exploitants depuis un simple navigateur. Investir dans un nouveau système ou le moderniser est souvent un bon moyen de réduire les coûts d’exploitation récurrents.

 

Argument no 5 : passer au Cloud

 

Suivant la politique DSI d’une société, de son secteur d’activité et de la maturité de son infrastructure IT, héberger son système de sécurité sur le Cloud présente des avantages à condition bien sûr de respecter quelques précautions. Parmi les bénéfices reconnus, on peut citer une moindre dépendance aux ressources IT internes, une réduction des coûts d’infrastructure, et une meilleure flexibilité et capacité d’évolution de la configuration. Ce critère est de plus en plus pris en compte lors d’une refonte globale du système.

En matière de sûreté-sécurité, il est tentant de faire perdurer un système qui fonctionne. Néanmoins, investir ou évoluer régulièrement vers une solution plus moderne et plus sécurisée est une bonne façon de se remettre à niveau en termes de sécurité. Même si le ROI n’est pas forcément le premier critère de décision, les gains générés par cette démarche de modernisation peuvent être très significatifs.

 


CONTRÔLE D’ACCÈS ET ANNUAIRE D’ENTREPRISE: QUELLE INTEGRATION ?

Le contrôle d’accès est souvent intégré avec le logiciel de gestion des temps qui peut lui fournir de nombreuses informations individuelles (données nominatives et badges). La connexion avec un annuaire d’entreprise peut aussi être un moyen d’alimenter automatiquement la gestion des accès avec des données de référence et des droits.

 

L’annuaire d’entreprise : définition et rôle

 

Pour simplifier, il s’agit d’un logiciel qui référence les personnes mais également un certain nombre d’objets comme les serveurs, les applications, les bases de données, les imprimantes etc… Ce point central de l’architecture réseau permet à un utilisateur de retrouver et d’accéder aux ressources listées dans l’annuaire suivant ses habilitations et droits. La plupart des annuaires utilisent le protocole LDAP.

Contrôle d’accès et annuaire d’entreprise : quel intérêt de les connecter ?

 

En l’absence d’une solution de gestion des temps ou d’une autre solution de référence pour la gestion des individus, connecter le contrôle des accès et l’annuaire a pour principal intérêt d’automatiser l’import des accédants, comme on pourrait le faire avec un import de fichier.
Pour Vivian Pelletier, Directeur Produit chez Horoquartz : « l’annuaire contient déjà de nombreux champs qui peuvent intéresser notre solution de sécurité, en particulier les données nominatives. Le plus souvent il est également possible d’y ajouter des champs personnalisés pour compléter des données manquantes. L’objectif bien évidemment est d’avoir une saisie unique, centralisée et sécurisée des données de référence. Par exemple, si un salarié est supprimé de l’annuaire en cas de démission ou de départ de l’entreprise, nous sommes sûr que ses droits d’accès seront fermés en conséquence. Si une nouvelle personne arrive, ses données et droits seront créés automatiquement dans Protecsys 2 Suite, en garantissant l’intégrité des informations. Les avantages sont donc très nombreux pour les exploitants, entre gain de temps, qualité des informations et amélioration du niveau de sécurité. Et cela n’empêche nullement de créer directement dans Protecsys des personnes qui ne sont pas dans l’annuaire, des intérimaires ou des visiteurs par exemple. »

 

Contrôle d’accès et annuaire: une connexion facilitée

 

Horoquartz propose en standard des outils de communication avec 3 annuaires majeurs du marché : Microsoft Active Directory, OpenLDAP, Oracle Directory Server Enterprise Edition. « Nous fournissons des mécanismes d’import des données depuis l’annuaire vers notre solution de contrôle d’accès, comme pour l’import CSV par exemple. Cet import est optimisé pour limiter les flux, nous travaillons donc la plupart du temps en mode différentiel pour n’importer que ce qui a changé depuis la dernière mise à jour » précise Vivian Pelletier. « Par ailleurs, côté Protecsys 2 Suite, il est possible de sécuriser les données mises à jour manuellement en distinguant celles qui ne peuvent pas être modifiées localement par l’utilisateur (celles qui viennent de l’annuaire) de celles qui peuvent être mises à jour (les données complémentaires). De cette façon nous pouvons garantir l’intégrité parfaite des données. »

Une connexion de plus en plus fréquente

 

« Oui c’est assez courant, en particulier pour les clients qui ne disposent pas d’une solution de GTA. Précisons également que par ce même canal, outre les accédants, nous pouvons aussi récupérer les opérateurs de la solution, c’est-à-dire les exploitants de la solution Protecsys 2 Suite » conclut Vivian Pelletier.

 


RECOPIE PHYSIQUE D’UN BADGE : COMMENT L’ÉVITER?

Le badge est un composant essentiel du système de contrôle d’accès. Sa sécurisation logique a fait l’objet de nombreux investissements pour éviter la copie ou la falsification des informations d’identification. Qu’en est-il de sa sécurité physique en tant que support visuel d’identification ?

Horoquartz propose depuis de nombreuses années des systèmes d’impression et d’encodage de badges afin que ses clients puissent personnaliser et produire eux-mêmes leurs badges. Pour Jean-Marc Contenson, Chef de Projet Industrialisation Sûreté, une vigilance est également nécessaire pour éviter la reproduction graphique du support.

Duplication du badge: le risque existe

 

« Les fabricants de systèmes de contrôle d’accès ont fait beaucoup d’efforts pour sécuriser la partie logique du badge avec l’utilisation de technologies RFID plus durcies comme Mifare® DESFire® par exemple. Il y a également le recours au chiffrement pour éviter les risques de duplication d’identifiant. Cependant, la partie visuelle du support n’est pas toujours une préoccupation alors qu’elle présente des risques sur un plan sécuritaire. N’importe quelle personne équipée d’une imprimante de badges peut en effet dupliquer un badge existant, « une photocopie de badge » en quelque sorte. Cette simple opération par elle-même ne donnera pas de droits pour s’identifier sur des lecteurs, mais si ce badge est utilisé pour un contrôle visuel d’entrée à certains locaux, par des agents de sécurité par exemple, il est possible de tromper leur vigilance ».

L’impression sur le badge d’un logo en filigrane sécurisé

 

Horoquartz propose une imprimante de badges qui permet une impression sécurisée du support grâce à un logo en filigrane. « Dans les projets, les aspects graphiques tels que le logo de l’entreprise, la charte, les couleurs et motifs sont toujours pris en compte et intégrés dans l’approche, mais ils ne doivent pas passer avant l’élément essentiel : la sécurité du support elle-même. Avec l’imprimante Magicard Signature nous proposons une solution pour éviter la duplication physique : la fonction Holokote®. Elle assure l’impression d’un logo en filigrane sécurisé sur le badge qui garantit son origine ».

badge identification pour visiteur

Une sécurisation du badge pour chaque client

 

« Quand nous équipons un nouveau client, nous envoyons au constructeur l’image de référence pour l’impression du filigrane ainsi que le numéro de série de l’imprimante Magicard. En retour, nous recevons un fichier crypté qui ne permet d’imprimer cette image que sur l’imprimante désignée. De ce fait, l’impression du logo en filigrane ne peut se faire que sur l’équipement défini et il ne peut pas être reproduit car nous devons aussi fournir l’autorisation d’utilisation du logo du client. Ainsi, il est facile à tout moment de vérifier que le badge d’une personne a bien été imprimé par l’entreprise qui l’emploie et qu’il ne s’agit pas d’une copie. Ce procédé est simple à mettre en œuvre et ne complique en rien la production des badges pour nos clients. Par ailleurs, la fonction Holokote® est comprise de base avec l’imprimante, pour un logo » conclut Jean-Marc Contenson.

 


CONTRÔLE D’ACCÈS ET INTERFACES AVEC LES SYSTÈMES D’INFORMATION

 

Plusieurs types d’interfaces entre le système de contrôle d’accès et les Systèmes d’Information des établissements peuvent être mises en œuvre dont notamment avec :

  • Le Système d’Information des Ressources Humaines
  • Le Système d’Information de gestion des temps de travail

Interface avec le Système d’Information des Ressources Humaines

L’interface entre le système de contrôle d’accès et le Système d’Information des Ressources Humaines permet de répondre aux besoins suivants :

  • Eviter les doubles saisies:
    Les données du personnel (matricule, nom, prénom, service, date de fin de contrat, …) sont automatiquement transmises au système de contrôle d’accès afin d’éviter les doubles saisies ainsi que les erreurs de saisies. Les systèmes étant interconnectés, toutes modifications des données du personnel sont instantanément mises à jour.
  • Attribution automatique de droits:
    La récupération du service d’appartenance du personnel permet l’attribution automatique de droits de contrôle d’accès. Cette fonctionnalité réduit sensiblement la gestion des droits d’accès pour l’administrateur du système de contrôle d’accès et garantit une automatisation de modification des droits d’accès dès lors que le service d’appartenance change.
  • Révocation des droits d’accès et suppression automatique des données personnelles:
    La date de fin de contrat est prise en compte afin d’appliquer des règles telles que l’abrogation automatique des droits d’accès et la suppression des données personnelles. Cette fonctionnalité au-delà de l’intérêt sécuritaire (automatisation de la suppression des droits d’accès) garantit sans action humaine la conformité avec le registre de traitement des données RGPD du système de contrôle d’accès en ce qui concerne la suppression des données personnelles.

Interface avec le Système de gestion des temps de travail

L’interface entre le système de contrôle d’accès et le Système d’Information de gestion des temps de travail permet de répondre aux besoins suivants :

  • Synchronisation des données du badge:
    Cela garantit une mise à jour temps réel des caractéristiques et données du badge dès qu’un changement est opéré (suppression, remplacement, …).
  • Pointage de présence par le système de contrôle d’accès:
    Cette fonctionnalité consiste à générer des badgeages de présence à partir des badgeages d’accès. Avant la mise en œuvre, il est nécessaire d’informer le personnel, les Instances Représentatives du Personnel (IRP) et de garantir la séparation des usages. Dès lors que les conditions sont requises cela permet par exemple de générer un pointage de gestion des temps lors d’un badgeage sur un lecteur de contrôle d’accès comme par exemple celui de la porte d’entrée.
  • Contrôle de présence:
    La lecture d’un badge sur un lecteur de contrôle d’accès peut être soumis à la vérification des droits d’accès ainsi qu’à l’autorisation de présence. Cela permet de refuser l’accès (ou de déclencher une alerte) pour une personne ayant les droits d’accès mais n’étant pas déclarée présente dans le système de gestion des temps. La notion de présence peut être soumise au planning (congés, RTT, etc.) ou à des données telles que le respect de la période de repos quotidien ou hebdomadaire par exemple.

De la valeur ajoutée et quelques exigences

Toutes ces fonctionnalités ajoutent de la valeur aux différents traitements. En revanche, une interface entre le système de contrôle d’accès et un serveur du Système d’Information nécessite de respecter des préconisations d’usage comme :

  • Le filtrage des flux afin que seuls ceux nécessaires à l’interface soient autorisés
  • La sécurisation des données par la mise en œuvre de chiffrement

En synthèse la mise en œuvre d’interfaces sécurisées avec le système de contrôle d’accès est gage de :

  • Saisie unique
  • Sécurité accrue
  • Badge unique et multiservices
  • Gestion simplifiée

 

Vivian Pelletier, Directeur Produits Sûreté chez Horoquartz pour DSIH – Newsletter décembre 2021

CONTRÔLE D’ACCÈS : UN REPORTING D’UNE RICHESSE INSOUPÇONNÉE

Le reporting d’un système de contrôle d’accès est le plus souvent utilisé dans le cadre du traitement d’une anomalie (une intrusion, un vol, une alarme…) ou d’une procédure réglementaire ( instant T, exercice incendie…), mais les informations ouvrent la possibilité de restitutions à forte valeur ajoutée pour d’autres finalités. L’avis de Frédéric Petit, ingénieur commercial chez Horoquartz.

 

Frédéric, pouvez-vous nous rappeler les objectifs de ces restitutions ?

 

Au-delà de son utilisation ponctuelle et quotidienne, le reporting du contrôle d’accès fournit des données agrégées ou détaillées, soit pour améliorer le dispositif de sécurité lui-même, soit pour disposer d’indicateurs de gestion d’entreprise, soit pour des finalités de certification.

Pouvez-vous nous donner des exemples ?

 

L’industrie pharmaceutique par exemple dans le cadre de la réglementation 21 CFR part 11, il peut être demandé de fournir la traçabilité des personnes qui ont accédé au principe actif du médicament. On retrouve une logique proche dans le cadre d’IFS dans l’agro-alimentaire pour la certification Food Defense. Nos clients doivent être en mesure de fournir l’identité des personnes qui sont intervenues sur une ligne. Les historiques du système de contrôle d’accès sont la source privilégiée pour ce genre d’usage.

 

Qu’en est-il pour le suivi des personnels extérieurs à l’entreprise ?

 

C’est un autre cas d’usage très fréquent du reporting. Il peut s’agir de s’assurer des engagements contractuels de certains prestataires (gardiennage, nettoyage, restauration…) Certains de nos clients font également des analyses de temps passés sur site par des prestataires ou sous-traitants dans le cadre d’un plan de prévention des risques. Dans cette logique, c’est un outil précieux pour savoir qui est venu sur site pour des travaux dangereux entrant dans le cadre d’un PPR.

Dans un autre domaine, celui de la logistique, nous couplons parfois notre système avec une solution de gestion des flux de camions. Nous pouvons alors fournir de nombreuses statistiques sur les temps d’attente ou de traitement des camions, que ce soit en livraison ou en expédition.

Est-ce que la crise sanitaire a généré de nouveaux besoins de reporting ?

 

Beaucoup de nos clients ont eu besoin de restitutions sur l’occupation réelle de leurs locaux, pour des raisons sanitaires afin de s’assurer de la fréquentation, de garantir des jauges ou d’estimer les volumes de passage à certains endroits critiques, comme les cantines par exemple. Nos clients ont assez souvent extrait ces données de notre solution Protecsys 2 Suite pour connaître et optimiser l’utilisation des locaux.

 

Mais c’est une situation ponctuelle….

 

En effet, mais dans la durée, ce type d’analyse reste très pertinent et pour de nombreux usages. Par exemple pour connaître l’adéquation réelle de la surface des locaux à un effectif donné, il faut pouvoir évaluer les présences réelles dans les lieux par plage horaire et mesurer les flux. Ces données sont indispensables pour la prise de décision en matière d’immobilier d’entreprise. Et cela apporte aussi des enseignements sur les besoins énergétiques, en chauffage ou climatisation par exemple. Le contrôle d’accès est l’outil par excellence pour fournir ces informations quantitatives et objectives.

 

Vous nous parliez d’un cercle vertueux d’amélioration ?

 

Oui, car les restutions donnent à l’administrateur les moyens d’améliorer le fonctionnement du système.  L’exemple fréquent est celui des droits d’accès par plages horaires. En fournissant les heures d’entrée ou de sortie réelles des sites, par population ou individu, le reporting facilite la création et l’affectation de droits adaptés à la réalité. Par ailleurs, ces restitutions aident à s’interroger sur les droits déjà affectés et même à détecter des personnes déjà parties mais qui ont toujours des droits ouverts. Le reporting contribue ainsi à un meilleur paramétrage de la solution avec des droits réalistes et limités à ce qui est strictement nécessaire.

 

Qu’est-ce que la solution Protecsys 2 Suite propose en termes de reporting ?

 

La solution intègre en standard une vingtaine d’éditions pré-formatées qui répondent à la majorité des cas d’usage chez nos clients. Les résultats sont fournis en format pdf, html, excel, ou word par exemple. Protecsys 2 Suite embarque aussi un outil de BI pour les besoins les plus avancés. Il faut également mentionner la capacité de la solution à générer de façon programmée des éditions vitales pour nos clients, avec un rafraîchissement régulier, et de les stocker sur des répertoires sécurisés où elles seront accessibles même en cas d’arrêt du serveur principal (pour l’instant T par exemple)

 

Une tendance pour l’avenir ?

 

Oui, nous voyons une demande pour un reporting intelligent basé sur des scénarios de risques. Par exemple, si une personne entre dans une zone dangereuse, il nous est demandé de déclencher une alerte si elle n’en n’est pas ressortie au bout d’une certaine durée paramétrable.

 


CONTRÔLE D’ACCÈS : LES BARRIÈRES IMMATÉRIELLES

Fréquemment utilisées pour sécuriser la périphérie des sites, les barrières immatérielles assurent une détection efficace des franchissements et sont disponibles avec différentes technologies : infrarouge (IR) passif ou actif, lasers, radio ou hyperfréquence. La combinaison de différentes solutions fait aujourd’hui consensus dans la profession pour assurer le meilleur niveau de détection. 

 

Un mur invisible qui ne remplace pas un mur physique

 

On pourrait considérer que les barrières immatérielles forment un mur invisible mais par définition, seules des barrières physiques (mur, grillage, haies défensives) peuvent empêcher ou du moins compliquer l’accès à un site. Elles présentent également l’avantage de rendre bien visible la protection physique du site.

Les barrières infrarouges sont une solution de détection qui vient le plus souvent renforcer un dispositif physique, comme le seraient aussi des caméras thermiques ou IR ou encore des câbles sur clôture ou enterrés. La combinaison de plusieurs technologies est d’ailleurs assez fréquente (ex : câble sur clôture et barrière IR) pour compléter les niveaux de détection.

 

Un dispositif à adapter au contexte

 

Les barrières IR présentent l’avantage de s’intégrer assez facilement à la géographie des lieux et même à l’architecture des locaux avec des barrières de façade discrètes et dont la couleur peut s’adapter à celle du bâtiment. Certaines peuvent être alimentées grâce à un panneau solaire et une batterie et communiquer par liaison radio, des solutions particulièrement intéressantes quand les travaux de génie civil sont compliqués ou coûteux. La conception d’une installation passe obligatoirement par une étude de site pour comprendre les risques à maîtriser, les contraintes d’environnement et d’installation. Il faut ainsi prendre en compte la taille de la zone de détection qui est très variable suivant la technologie, la maintenabilité du système, ou encore les éléments d’environnement qui pourraient perturber le fonctionnement de la solution en générant des fausses alarmes, un problème récurrent en matière de détection intrusion. Ainsi, le cheminement de piétons à proximité, le passage d’animaux sauvages ou domestiques, ou encore le mouvement de la végétation sous l’effet du vent doivent être pris en compte dans la conception.

Une expertise pour choisir les bonnes technologies

 

Pour Vivian Pelletier, Directeur Produits Sécurité d’Horoquartz : « il est rare qu’une seule technologie assure l’ensemble des besoins de détection d’un site car les besoins sont en général assez variés. Le plus souvent, nous sommes amenés à proposer des barrières IR ou hyperfréquence en association avec des moyens classiques de détection intrusion (des détecteurs), des caméras thermiques ou IR, ou encore des radars. Nous préconisons fréquemment de combiner les technologies pour renforcer le niveau global de détection intrusion sur le site. C’est d’ailleurs un moyen de s’affranchir des limites de chaque type de solution car les barrières IR sont sensibles au brouillard et l’hyperfréquence peut être perturbée par la pluie. Une technologie peut ainsi pallier les insuffisances d’une autre. ».

La solution miracle n’existant pas, l’expertise et l’expérience de l’intégrateur sont sur ce point totalement irremplaçables. Il doit être en mesure de conseiller les bonnes technologies en fonction des besoins, du contexte et du budget du client final. Ce qui peut parfois amener à proposer des solutions plus basiques mais suffisantes si la zone de détection à couvrir se limite à quelques mètres ou dizaines de mètres.

caméra de vidéoprotection et grillage pour empêcher les intrusions

Une conception qui doit prendre en compte l’exploitation

 

« La plupart des fausses alarmes résultent de défauts de paramétrage et d’installation, et c’est encore plus vrai quand différentes technologies sont déployées. L’installateur de la solution doit disposer d’une maîtrise prouvée de ces sujets » indique Vivian Pelletier.  « Il faut également prendre en compte la façon dont les informations sont exploitées, par qui et avec quelle permanence pour garantir la continuité des opérations notamment quand le client fait intervenir une centrale de télésurveillance. Si les barrières immatérielles apportent une contribution importante dans la détection des intrusions, c’est bien l’ensemble de la chaîne détection / identification / intervention qui doit être pensée au départ ».

 


Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz

POURQUOI CARTOGRAPHIER LES MENACES ET RISQUES D’UNE ENTREPRISE ?

La cartographie des menaces permet de savoir sur quels risques agir en priorité.

Cyberattaques, malveillance, accidents… Nombreuses sont les menaces qui pèsent sur les entreprises et les collaborateurs, c’est pourquoi un certain nombre de dispositifs de sécurité doivent être mis en place afin de protéger à la fois l’entreprise, les employés et ses biens. La cartographie des menaces et des risques permet d’identifier ces risques et déterminer les points sur lesquels agir en priorité.

Nous nous sommes entretenus à ce sujet avec deux experts de chez Horoquartz : Patrick Paranthoen, Directeur Recherche et Développement et Vivian Pelletier, Directeur produit.

De quel type de menaces parle-t-on ?

Les menaces à l’encontre d’une entreprise peuvent être multiples et dépendent de nombreux facteurs comme son activité, sa taille ou son mode de fonctionnement. Elles peuvent agir sur l’intégrité des personnes et des biens. Certaines menaces peuvent être d’ordre volontaire, comme des attaques à l’égard de l’entreprise qui peuvent nécessiter l’installation de systèmes de barrières ou de contrôle. D’autres menaces d’ordre intentionnel comme la malveillance, le vol de bien ou le sabotage sont également à prendre en compte. Protéger les personnes implique par ailleurs de se prémunir de l’inadvertance des employés et éviter ainsi le risque d’accident, par exemple lors de la manipulation de produits chimiques ou d’objets dangereux. Enfin, d’autres menaces plus complexes relèvent de la cybersécurité et demandent une vigilance et un traitement particulier en termes de sécurité, afin de se prémunir des menaces digitales comme le vol, la destruction ou la substitution d’informations.

Cartographier les menaces et les risques

La cartographie des risques comporte trois étapes principales : évaluer les menaces, évaluer la vulnérabilité liée à ces menaces et identifier toutes les zones sensibles dans l’entreprise. Il s’agit d’identifier tous les événements internes ou externes susceptibles de générer un risque, puis les évaluer afin de réaliser une cartographie. Cette évaluation permet de définir les probabilités d’occurrence du risque et d’en mesurer les conséquences vis-à-vis de l’entreprise. Cette cartographie sera par la suite représentée sous forme graphique avec un axe horizontal  qui situe l’occurrence d’un risque et le vertical sa gravité.  Ceci afin de repérer les menaces à traiter en priorité. Parmi les autres outils de travail utilisés pour réaliser une cartographie des risques, on compte aussi le diagramme d’Ishikawa, surnommé “diagramme arête de poisson” pour son apparence, il permet de visualiser les causes et effets.

Qui est responsable de la cartographie ?

 

Généralement, dans une entreprise, deux personnes ont la responsabilité de réaliser cette cartographie. D’un côté, un responsable sécurité ou un membre du service des moyens généraux aura la responsabilité de traiter les menaces liées au domaine du physique. Par ailleurs le RSSI, son pendant dédié aux systèmes d’information, a la responsabilité de veiller à la sécurité dans le domaine du digital. Ces deux personnes ont aussi la responsabilité de mettre à jour régulièrement cette cartographie en fonction des évolutions ou de potentielles modifications qui surviennent au cœur de l’entreprise. Il peut s’agir par exemple d’identifier et évaluer les menaces liées à la démocratisation récente du télétravail au sein des équipes.

 

A quoi sert la cartographie des risques et des menaces ?

 

Cet état des lieux aboutit en général à une hiérarchisation des risques qui pèsent sur l’entreprise. Les plus critiques feront l’objet d’une étude approfondie pour évaluer l’impact potentiel sur l’entreprise, sous l’angle financier, sous l’angle opérationnel (conséquences sur l’activité), et sous l’angle stratégique (atteinte à la propriété intellectuelle, impact sur l’image de marque…). A partir de cette évaluation, il sera possible de définir les priorités d’action et d’investissement. Dans le cadre d’un projet de sûreté-sécurité, cela amènera à mieux définir les zones à protéger, les moyens technologiques à mettre en œuvre (contrôle d’accès, vidéosurveillance, détection intrusion), le couplage éventuel de ces différents moyens, la technologie la plus adaptée compte tenu du risque à couvrir. La cartographie des risques est donc un excellent moyen pour rendre rationnel un projet de sécurité et mettre le juste niveau de protection pour le risque à couvrir, adapté techniquement, financièrement et humainement.


 

 

 

 

SECURITÉ IT DES SYSTÈMES DE SÛRETÉ SUR LE CLOUD

Héberger son système de contrôle d’accès, détection intrusion ou vidéosurveillance sur le cloud présente de nombreux avantages. Moindre dépendance aux ressources IT internes, réduction des coûts d’infrastructure, flexibilité en cas de variation de charge sont des points qui font consensus. Le cloud peut aussi être une alternative pour les applications de sûreté, à condition de respecter quelques précautions.

La crise a aidé à une prise de conscience de la vulnérabilité IT

A l’occasion de ses 50 ans, Horoquartz a mené une étude auprès de 117 de ses clients équipés de la solution Protecsys 2 Suite pour mesurer leur perception des impacts de la crise sanitaire sur la sûreté des entreprises. 

74% des répondants indiquent ainsi que les risques en matière de cyber sécurité sont plus élevés qu’avant la pandémie, avec des menaces qui peuvent aussi concerner les équipements et logiciels utilisés pour les applications de sûreté.

Est-ce que le cloud peut être une solution ?

Pour Frank Bernier, Responsable des offres Cloud d’Horoquartz : « Le cloud n’est pas une solution miracle qui règle tous les problèmes de sécurité IT par nature. Mais dans la pratique, le fournisseur d’une solution en mode cloud ne peut être pérenne sur le marché que s’il garantit des technologies, une méthodologie et des services pour la sécurité de l’application et des données de ses clients. Et c’est pour cette raison que les hébergeurs prêtent une attention particulière à ce sujet en obtenant des certifications reconnues internationalement, ISO 27001 étant la plus connue mais pas la seule. Nous investissons de façon importante sur ce sujet et avec le volume, il est plus facile de proposer une industrialisation des outils et des méthodes pour la sécurisation des applications hébergées ».

Contrôle d’accès ou vidéosurveillance sur le cloud

 

« S’agissant d’applications qui touchent à la sécurité physique des locaux et des personnes, et donc potentiellement à la continuité de leur activité, les entreprises ont longtemps été tentées de conserver l’hébergement et l’exploitation sur leurs propres serveurs. On ne peut pas contester qu’il y a une sensibilité particulière dans ce domaine. Néanmoins, on observe une évolution et la crise sanitaire pourrait bien être un accélérateur de tendance. En particulier, certains de nos clients réalisent qu’assurer la protection IT de leurs applications de sûreté n’est pas leur cœur de métier et ils ne disposent pas toujours des ressources humaines nécessaires. La globalisation des réseaux et les objets connectés utilisés par ces solutions – les caméras de vidéosurveillance par exemple – font  appel à des compétences de plus en plus spécifiques et avec une disponibilité constante » observe Patrick Paranthoen, Directeur R&D chez Horoquartz. Pour autant, si le cloud est une alternative au On Premises,  les analyses de risque côté client doivent dans tous les cas être réalisées. Un prestataire d’hébergement recommandé par l’ANSSI est par ailleurs à privilégier.

Encore plus vital pour des applications de sûreté

« Une attaque informatique contre une application de contrôle d’accès, de détection intrusion ou de vidéosurveillance peut générer des risques spécifiques en affectant la sécurité physique des sites en cascade. Mais malgré tout, les méthodes pour les sécuriser ne sont pas très différentes de celles que nous appliquons pour nos applications de gestion des temps ou de gestion RH. Ainsi, pour notre solution Protecsys 2 Suite, nous proposons des connexions https pour le transactionnel et des communications sécurisées de bout en bout du système pour la chaîne serveur/utl/lecteurs. Aucune donnée n’étant stockée sur les lecteurs, un pirate ne peut pas extraire d’information directement du matériel. Toutes les données sont ainsi sécurisées, qu’elles soient en transit ou au repos. Nous disposons également d’outils d’administration et de supervision nous permettant de monitorer en permanence la sécurité de nos environnements Cloud. Enfin, les comptes d’administration sont sécurisés par une politique de mots de passe forts et des mesures techniques telle qu’un bastion d’accès » poursuit Frank Bernier.

Des solutions sur le Cloud qui préservent la performance

 

Patrick Paranthoen souligne un point important concernant la garantie de performance pour les configurations sur le cloud : « La question que se posent certains clients est de savoir si la performance sera garantie de la même façon sur le cloud qu’avec une solution On Premises. Le sujet est sensible car bien évidemment la rapidité de traitement est essentielle, encore plus quand on a des flux importants d’accès sur des périodes courtes. Il faut rappeler à ce sujet que dans tous les cas, c’est l’UTL qui reste maître de la décision d’accès. Et cette UTL est localisée physiquement chez le client, ce qui garantit des temps de traitement constants, indépendamment de la performance du réseau ou du serveur qui lui est sur le cloud. C’est également une sécurité pour la continuité de fonctionnement ».

L’industrialisation des environnements et des services comme meilleure garantie

 

« Héberger sa solution de sûreté sur le cloud est une façon de bénéficier de plateformes technologiques constamment à jour, de compétences IT formées à la cyber-sécurité, et d’une continuité de service dont les entreprises ne disposent pas toujours en interne. Et c’est tout l’intérêt de la mutualisation. On pourra lire à ce sujet le témoignage de notre client Mersen qui a mis en place notre solution de contrôle d’accès, de supervision et de gestion des visiteurs sur 10 sites en France, en optant pour une formule SaaS » conclut Frank Bernier.

Thierry Bobineau – Directeur Marketing chez Horoquartz

CAMÉRAS INFRAROUGES – THERMIQUES : QUELS DOMAINES D’APPLICATION ?

Une certaine confusion existe autour de ces 2 technologies qui ont pourtant des domaines d’applications assez différents. L’occasion de faire un point avec Gérald Léger, Ingénieur Commercial au sein du département Sûreté-Sécurité chez Horoquartz et qui a accumulé une expérience de 18 ans dans le domaine de la vidéosurveillance.

Gérald, pouvez-vous préciser les principaux domaines d’utilisation des caméras infrarouges ?

« La caméra infrarouge est utilisée comme une caméra de vidéosurveillance à la différence près qu’elle permet une vision dans l’obscurité ou dans des conditions d’éclairage réduites. Elle peut ainsi être déployée pour la sécurisation d’immeubles de bureaux ou de bâtiments industriel et filmer d’éventuels intrus souhaitant accéder à des lieux non autorisés. 

L’usage de caméras infrarouges est très efficace car elles filment les accès de jour comme de nuit en continu. De jour, les images sont en couleur, de nuit elles sont en noir et blanc.

Sous certaines conditions les caméras IR peuvent être utilisées pour reconnaitre ou identifier des individus. Il est conseillé de les coupler avec un éclairage additionnel de type ‘lumière invisible’ qui va éclairer une surface de 30 à 40 m2 environ pour obtenir la qualité d’image requise . Elles sont moins onéreuses que des caméras thermiques mais elles sont plus basiques et n’ont pas le même usage dans les faits. »

Et pour ce qui concerne les caméras thermiques ?

 

« La caméra thermique fonctionne sur un principe similaire à la caméra infrarouge mais pour un usage différent. Elle est sensible aux ondes de chaleur émise par les corps. Elle permet aussi de filmer la nuit, mais sans nécessiter d’éclairage additionnel car elle ne détecte que le rayonnement thermique émis naturellement par les corps. Elle dispose d’une plage de détection qui peut se quantifier en kilomètres. Nous préconisons son usage à des fins de détection intrusion et non de vidéosurveillance. Les caméras thermiques sont privilégiées quand il y a des surfaces étendues à surveiller et que l’installation de barrières infrarouges n’est pas possible. Elles sont par exemple utilisées par l’armée pour la surveillance de terrains ou champs de tir de grande dimension. Elles ne remplacent pas un système de vidéosurveillance car elles ne permettent pas une identification dans de bonnes conditions. Par contre, certaines caméras disposent d’algorithmes qui les rendent capables de distinguer une personne d’un animal, évitant ainsi des alertes intempestives. Il s’agit d’une solution plus sophistiquée et plus onéreuse que la caméra infrarouge mais destinée à un autre usage. Elles consomment par ailleurs peu d’énergie et se révèle très fiables à l’usage. »

On parle beaucoup d’autres usages de la caméra thermique actuellement…

 

« En effet, la crise sanitaire a vu le déploiement de nombreuses caméras thermiques pour la détection de température, dans les aéroports par exemple. Mais elle peut avoir d’autres usages comme la détection de failles techniques d’un bâtiment où elle peut repérer aussi des défauts de conception d’une installation électrique ou de gaz dans un milieu industriel, ou détecter des déperditions de chaleur. »

 

Quelques recommandations à faire ?

 

« Le marché propose une large gamme de solutions de caméras infrarouges avec des niveaux de qualité et de fiabilité très variables. S’agissant d’un élément qui touche directement à la sécurité, nous préconisons d’éviter les modèles d’entrée de gamme. Qu’il s’agisse de caméras IR ou de caméras thermiques, Horoquartz a fait le choix de marques professionnelles réputées pour leur qualité et leur fiabilité. Nous les intégrons dans des systèmes complets de vidéosurveillance, le plus souvent couplés avec nos solutions de contrôle d’accès et de détection intrusion. C’est un deuxième aspect à prendre en compte. Il est largement prouvé qu’en combinant les moyens et en exploitant les données sur un poste centralisé, avec une interface utilisateur unique, on obtient un effet de levier sur l’ensemble de la solution de sûreté. Quand la question du choix des caméras se pose, nous préconisons donc d’analyser les enjeux de sécurité dans leur ensemble et ensuite seulement de se pencher sur le choix de la technologie. »

A lire également : les barrières infrarouges

 


Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz, d’après un entretien avec Gérald Léger, Ingénieur Commercial Sûreté chez Horoquartz

PC sécurité : quelles sont les questions essentielles à se poser ?

Avant d’installer son PC Sécurité, il convient de se poser les bonnes questions. L’enjeu est important voire crucial. La facilité d’analyse d’une situation de crise, la qualité des décisions prises (en particulier à chaud), et l’efficacité des interventions dépendent largement de l’environnement de travail mis à disposition des opérateurs de sécurité. L’enjeu est donc important voire crucial.

PC sécurité : un bilan peu concluant dans les entreprises

Dans un dossier paru en septembre 2019, Protection Sécurité Magazine apporte un éclairage précis sur la méthode à employer pour installer un PC de sécurité.

Le dossier met également en lumière un constat peu réjouissant. Selon l’un des professionnels cités dans le dossier, les opérateurs sont le plus souvent « assis à des postes de travail mal conçus, mal équipés et devant des murs d’écrans surdimensionnés… D’une manière générale, on n’a pas pensé au fonctionnement du système permettant d’exploiter correctement images, alarmes et données ».

Il en ressort également que le PC sécurité doit être prévu par l’architecte « dès la conception initiale du bâtiment ». Une fois les plans réalisés, un bureau d’études sera missionné afin de respecter les règles en vigueur concernant le confort des opérateurs. Il est important d’avoir en tête que toute mauvaise conception peut avoir un impact financier et social par la suite.

Le confort de ces collaborateurs est absolument nécessaire. « Les agents assurent des vacations longues, il faut penser à leur confort. Sanitaires, salles de repos, un coin pour se restaurer et se détendre. Il est nécessaire d’appliquer les règles régissant les conditions de travail en entreprise. Le personnel de sécurité n’en sera que valorisé. »

Le PC sécurité : quel matériel installer pour quel besoin ? 

Vient ensuite le volet technologique ! Le volet technologique vient après. Avant de choisir les matériels et solutions technologiques (logiciels, outils de supervision, interphonie,) il est indispensable de « se demander ce qu’on veut faire avec et comment on va le faire ». 

Ces matériels doivent répondre à des besoins précis exprimés lors de l’élaboration du projet. S’agissant des données, il est, de plus, impossible à un opérateur de tout voir, on préconisera donc des « automatismes d’affichage, des outils de cartographie et une IHM » permettant une meilleure prise de décision et une meilleure exploitation des données en temps réel.

Réduire la fatigue visuelle : un vrai défi pour améliorer la performance des opérateurs ?

Du point de vue du confort de l’opérateur, la solution de contrôle d’accès Protecsys 2 Suite en mode web a largement pris en compte cette notion de fatigue visuelle des opérateurs. Ces utilisateurs intensifs restent de longues durées devant leurs écrans. Réduire cette fatigue est donc impératif pour garantir le maintien de la vigilance et de la réactivité des agents.

Cette version de l’application est donc proposée dans un mode Dark UI, optimisé pour réduire la fatigue visuelle des utilisateurs intensifs surtout dans un environnement où la lumière ambiante naturelle est réduite. 

Cette interface utilisateur sombre permet de faire apparaitre les éléments essentiels au premier plan et ainsi de gagner en visibilité. Elle trouve toute son utilité lorsqu’une analyse rapide est nécessaire. L’information est comprise en un coup d’œil et la lumière bleue néfaste à la rétine est atténuée. Des widgets et des composants permettent en outre à l’utilisateur de personnaliser à sa convenance son environnement de travail.

Un outil adapté pour optimiser la réaction de l’agent de sécurité

P2 Graph est également un outil de Protecsys 2 Suite offrant uneefficacité d’exploitation de la supervision. Il fournit des plans graphiques de qualité préalablement traités par un infographiste et incorporés à la supervision de P2S.

Idéal pour les opérateurs qui ne connaissent pas tous les recoins de leur usine, cet outil offre également des fonds de plans et plans de masse de qualité pour une meilleure réactivité. Visuellement il sait où il est (avec les arbres, les allées, les bâtiments) sans avoir à décrypter dans l’urgence un plan classique standard.

Ces outils améliorent le confort et facilitent la prise de décision de l’agent de sécurité. Ils contribuent à ramener de l’ergonomie sur les postes de travail et une solution intégrée comme Protecsys 2 Suite évite à l’opérateur de switcher sans arrêt d’une solution hétérogène à l’autre (alarmes, intrusion, vidéo, supervision, contrôle d’accès).

Bruno Coffinières pour Horoquartz

 

Trois articles pour aller plus loin :

CRISE SANITAIRE ET SYSTÈMES DE SÛRETÉ-SÉCURITÉ

Quelles mesures prendre à court terme pour maintenir le niveau de sûreté de votre entreprise ?

Comment adapter votre solution de contrôle d’accès, de détection-intrusion ou de vidéosurveillance pour prendre en compte les risques spécifiques crées par le contexte actuel ? La vision de Vivian Pelletier, Directeur Produit Sûreté-Sécurité chez Horoquartz.

Des sites fermés ou très peu fréquentés dans certains cas, alors que d’autres entreprises connaissent des situations de suractivité avec un recours massif aux intérimaires : les 2 situations peuvent poser des problèmes de sûreté. D’autant plus qu’elles ont été gérées le plus souvent dans l’urgence et avec des effectifs mobilisés sur d’autres sujets.

Vivian Pelletier animait récemment un webinar sur les précautions à prendre dans la situation actuelle. Voici les points clés de son intervention.

 

10 points de vigilance et conseils

  • 1 – Des cibles qui deviennent plus « attractives » : bureaux vidés de leurs occupants, chantiers à l’arrêt, ateliers municipaux fermés… Une moindre présence humaine augmente la tentation et la probabilité d’un passage à l’acte.
  • 2 – Priorité au bon sens : avant d’investir pour sécuriser son entreprise de façon temporaire, il faut d’abord recenser ses processus de sûreté et identifier les nouvelles menaces à gérer.
  • 3 – Rappeler les consignes : encore plus qu’en situation normale, il faut rappeler la nécessité de fermer les accès à clé en quittant l’entreprise, de verrouiller les portes des bureaux, de cacher le matériel de valeur.
  • 4 – Recourir au gardiennage le cas échéant pour sécuriser les employés en activité et maintenir une présence humaine en 24/7 sur le site. La présence d’un vigile et d’un chien de garde à l’entrée d’un site sont des options dissuasives.
  • 5 – Restreindre les accès aux seules personnes autorisées : les droits d’accès des salariés peuvent être temporairement suspendus en leur absence. Pour le personnel temporaire, il faut veiller à affecter des droits limités à leur affectation et à leur mission ou contrat de travail afin qu’ils se terminent rigoureusement lors de leur départ de l’entreprise.
  • 6 – Veiller à récupérer les badges : encore plus que d’ordinaire, il faut être vigilant pour récupérer les badges des personnes qui quittent l’entreprise. Il est conseillé d’utiliser la date de fin de contrat pour désactiver les droits d’accès. Le lien entre le logiciel de gestion des temps et la solution de contrôle d’accès permet d’automatiser cette tâche.
  • 7 – Désactiver les mises hors service automatiques du système de détection-intrusion si tout le monde télétravaille et modifier les consignes le cas échéant. Exemple : le dernier parti active la détection-intrusion au lieu d’attendre l’horaire de mise en service automatique. Ne pas oublier de prévenir l’opérateur de télésurveillance.
  • 8 – La vidéosurveillance reste un bon moyen pour dissuader les visiteurs malintentionnés. Même si elle ne peut totalement remplacer une présence humaine, elle maintient une présence dissuasive « visible ».
  • 9 – Gérer son système de sûreté à distance : Une application web permet de paramétrer et exploiter votre système via une simple URL en mode HTTPs. Vous pouvez recevoir des alertes par e-mail et analyser vos historiques pour identifier les tentatives d’accès interdits ou hors plages horaires. La solution Protecsys 2 Suite en mode web proposée par Horoquartz peut être mise en œuvre pour répondre à ce besoin d’exploitation à distance et garantir ainsi un niveau de sécurité constant.
  • 10 – Le respect des gestes barrières imposera probablement de revoir certains équipements de contrôle d’accès pour éviter tout contact. Parmi les solutions possibles : lecteurs de badges de proximité RFID sur les portes d’entrée et de sortie, boutons de sortie sensitifs, portes automatiques et ouvre-porte.

Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz d’après un webinar animé par Vivian Pelletier, Directeur Produit Sûreté chez Horoquartz.

AIGUISER SON REGARD DEVANT LES IMAGES DE VIDÉOSURVEILLANCE

Les opérateurs en vidéoprotection de la ville de Marseille ont été formés.

Le parc de caméras de vidéosurveillance se développe de façon inexorable, que ce soit sur la voie publique avec notamment les installations des communes, ou au sein des entreprises, des grands magasins, des sites de transport… Les opérateurs qui sont en place pour visionner les nombreux écrans doivent impérativement être bien formés et accompagnés pour une exploitation efficace des images de vidéosurveillance.

C’est pour cette raison que des opérateurs en vidéoprotection de la ville de Marseille ont été formés par, Aurélie Pain, psychomotricienne, qui a aussi travaillé avec le CNPP sur plusieurs problématiques concernant la sécurité.

 

Une ergonomie à prendre en compte

Pour Mme Pain, le tout premier des points à prendre en compte est celui de l’ergonomie du poste de travail. Les opérateurs visionnant les écrans de vidéosurveillance passent des heures à analyser des images issues des quelques 1800 caméras installées en ville. Chacun doit donc pouvoir régler le fauteuil à sa taille et son poids, se placer à la bonne distance de l’écran. Dans le même type de mesure, pour l’éclairage de la salle de contrôle, il faut veiller à ne pas créer des reflets sur les écrans. Même chose pour les smartphones des opérateurs eux-mêmes qui peuvent être une source de perturbation dans leur travail. Le bon respect de ces règles de bon sens est déjà une condition de l’efficacité dans la durée.

Lutter contre la fatigue visuelle

 

Même si les agents sont bien installés pendant leur travail, la fatigue visuelle peut rapidement survenir. Leur travail demande une attention soutenue pour ne pas rater une information importante. Il faut ainsi faire des pauses sans écran, voire du « yoga des yeux » (ciller des paupières, bâiller, rester un peu dans l’obscurité…).

 

Regarder efficacement

 

Sur les écrans, les opérateurs vont la plupart du temps regarder et observer sans voir de situations anormales ou illégales. Mais ils doivent être efficaces, le jour, la nuit, quelle que soit la définition de la caméra. Pour plus d’efficience, il leur est conseillé d’appliquer des techniques d’exploration visuelle. Il s’agit de voir un détail sur un fond confus. Il faut balayer la scène et non pas la « picorer » et cette méthode n’est pas forcément naturelle, elle implique donc un apprentissage.

Gérer le stress

 

Le stress (et sa gestion) est aussi un point important de ce métier particulier. Derrière les écrans, les agents sont parfois témoins de vols, d’agressions, de bagarres, de viols… Ils vont alors donner l’alerte, guider leurs collègues sur le terrain, donner le plus d’informations possible. Dans tous les cas, pour les personnes derrière l’écran, il s’agit d’un traumatisme important encore plus difficile à supporter quand il devient répétitif. Ces situations entraînent un stress important et sa gestion n’est pas facile, d’autant plus qu’il peut aussi survenir plusieurs jours ou semaines après l’incident, avec des peurs ou des cauchemars. Ce stress peut même survenir au moment de la rotation entre deux équipes quand les agents de l’équipe arrivante sont briefés par ceux qui sortent. La transition entre la vie civile et professionnelle se fait alors trop brutalement.

L’analyse des images de vidéosurveillance peut sembler une activité simple en apparence et à la portée de tous. En réalité, elle demande un accompagnement et une formation des opérateurs pour garantir un service de qualité dans la durée.

 

 


Franck Chevallier pour Horoquartz

 

 

 

 

PROTECTION DES SITES INDUSTRIELS : QUELS ENJEUX ?

Les enjeux de sûreté-sécurité sont cruciaux dans l’industrie.

Les enjeux de sûreté-sécurité sont cruciaux dans l’industrie.

Conformité à des exigences réglementaires nationales ou internationales, préservation de l’outil de production, protection des matières premières, produits finis ou savoir-faire…  Toutes ces obligations font partie du quotidien des sites industriels. Les clients d’Horoquartz, utilisateurs de la solution de sûreté-sécurité Protecsys 2 Suite donnent leur vision du sujet.

 

Des lois et normes qui obligent à s’équiper

 

La norme Seveso est une réglementation connue de tous qui soumet les entreprises concernées à des obligations strictes en termes de sécurité avec par exemple la nécessité de connaître le nombre et le nom des personnes présentes sur les sites à un instant donné. Paturle Aciers est un cas plutôt habituel d’une industrie classée Seveso seuil bas qui a renforcé son niveau de sécurité pour répondre aux exigences. Pour Céline Favre responsable QSE de l’entreprise :

« Nous devons pouvoir informer les pompiers en cas d’incendie, mais aussi en cas de malveillance. La réglementation s’est durcie depuis les événements de 2015 et la sécurité doit être renforcée sur les sites Seveso par obligation préfectorale. Nous avons donc commencé à travailler sur ces sujets dès 2015 ». Lire le témoignage complet

Une approche que confirme Terega (anciennement TIGF), dont le projet de sûreté-sécurité réalisé avec Horoquartz visait entre autres à répondre aux exigences de la norme Seveso 2 comme l’indique Aurélien Bardy, chef de projet SI :

« Nous sommes opérateurs gazier site SEVESO et soumis à des réglementations fortes en matière de contrôle d’accès. La catégorie P.I.V. de certains de nos sites (Point d’Importance Vitale) nous oblige à un contrôle permanent du nombre de personnes sur zone. Nous devons par exemple pouvoir identifier et localiser les P.O.B. (Personal on Board) à tout moment et pouvoir donner aux pompiers le nombre d’individus par zone en cas d’incendie ».

Ces obligations normatives existent dans d’autres secteurs industriels. L’industrie agro-alimentaire en est un bon exemple. La norme agroalimentaire IFS (International Food Standard) a obligé les sites agroalimentaires à augmenter leur niveau d’équipement et à protéger leurs zones sensibles, comme en témoignent Les délices de St Léonard, entreprise cliente d’Horoquartz :

« Notre activité impose le respect de la norme IFS. C’est donc dans le respect de cette norme que nous avons déployé une solution complète de contrôle d’accès, vidéosurveillance et détection-intrusion pour sécuriser l’accès et la mise en quarantaine de notre zone de production dite sensible ».

D’autres réglementations ou normes existent dans le monde industriel : la norme 21FR11, la certification ISO 22000, sites classés « confidentiel défense »… Garantir la conformité à ces différentes obligations pour leur volet sûreté-sécurité rend souvent incontournable l’équipement en systèmes de contrôle d’accès, vidéosurveillance ou détection-intrusion.

Filtrer les accès et les mouvements : une problématique récurrente dans l’industrie

 

Le respect des réglementations n’est pas la seule motivation des industriels pour s’équiper de systèmes de sûreté-sécurité. La préservation du savoir-faire, des équipements, des matières premières ou des produits finis est une problématique récurrente sur les sites de production. Ceci oblige les industriels à mieux contrôler les accès de leurs salariés mais aussi de leurs sous-traitants.

« Auparavant, le site n’était pas fermé en permanence. Nous n’avions pas de solution de contrôle d’accès du personnel et des visiteurs d’entreprises intervenant chez nous. On savait si les entreprises extérieures étaient arrivées, mais pas si elles étaient sorties de l’usine » témoigne Céline Favre de Paturle Aciers.

Au-delà du contrôle des allées et venues, la protection du process de production est aussi une préoccupation. Pour Eric Godfert, responsable technique chez Valinox Nucléaire, leader mondial des tubes pour générateurs de vapeur de centrales nucléaires et utilisateur de la solution Protecsys 2 Suite :

« Les process de fabrication sont secrets et le site devait donc être sécurisé. Il fallait non seulement protéger ces process mais aussi sécuriser les accès et contrôler la circulation des personnes à l’intérieur de l’usine ». Lire le témoignage complet de Valinox

Sécuriser les zones sensibles : un process à bien définir

 

Des dispositifs de sécurité peuvent être mis en place dès l’extérieur des bâtiments pour sécuriser les accès au site. C’est ce qui a été déployé sur le site Seveso de Fibre excellence comme l’explique Vincent Delvaux :

« Le contrôle des livraisons a été mis en place par l’installation de quatre barrières le­vantes aux entrées du site (pour les VL et les PL avec ouverture par badge sans contact). Le contrôle de l’entrée personnel piéton a lui aussi été assuré par l’installation de tambours rotatifs avec double entrée. Un portail avec une sonnette a été installé à proximité du poste de garde pour les visiteurs n’ayant pas de badge. »

Mais pour plus de sécurité dans les zones de production, le déploiement d’un contrôle d’accès avec process de cheminement peut être envisagé pour sécuriser plus finement les zones. Les Délices de St Léonard ont par exemple déployé un process d’accès dans le respect du « Food Defense ».

« Pour accéder à la zone de production, le salarié est soumis, dès la sortie du vestiaire, à un double contrôle : badge + nettoyage des mains. Cette combinaison de deux étapes permet la libération du tourniquet et l’accès à la zone de production. Ensuite, toute la subtilité et la rigueur de la solution de contrôle d’accès réside dans le système d’anti-passback mis en place. Une fois sorti de la zone de production pour se rendre en zones « non-sensibles » (stockage, expédition, matières premières…), voire tout simplement pour sortir, le salarié ne peut plus revenir en arrière. Toutes nos portes pour accéder à la zone de production sont équipées de lecteurs de badges dans le sens “ zone non-sensible ” vers “ zone sensible ” interdisant ainsi de transiter dans ce sens. La seule solution pour accéder de nouveau à la zone de production, c’est de repasser par la case départ : vestiaire puis tourniquet de double contrôle. »

On retrouve la même approche chez Valinox Nucléaire. « Nous avons également activé l’anti-passback, une fonctionnalité qui évite à une même personne de rentrer deux fois dans une même zone sans en être sortie au préalable »  indique Eric Godfert.

 

La protection du personnel n’est pas oubliée

 

Aujourd’hui, la sécurité en entreprise s’est accrue en raison de l’évolution du cadre réglementaire et d’une meilleure compréhension des enjeux. Parmi ceux-ci, la protection du personnel travaillant sur le site de production n’est pas négligée et n’est pas contradictoire avec les autres objectifs.

« Au-delà de la conformité réglementaire, notre besoin était aussi de mieux protéger le personnel et nos installations. Les salariés se sentent en sécurité, le site industriel est contrôlé » » rapporte Vincent Delvaux de Fibre Excellence, qui a aussi déployé une solution Horoquartz.

 

 


CONTRÔLE D’ACCÈS ET PORTABILITÉ INFORMATIQUE : QUELS ENJEUX ?

La portabilité informatique d’une solution de contrôle d’accès est un critère de choix primordial

La DSI est impliquée dans 85% des décisions qui concernent les systèmes de sécurité physique. Et pour cause, logiciels et périphériques de contrôle d’accès s’appuient largement sur les infrastructures IT de l’entreprise. Dans les critères informatiques à prendre en compte pour le choix d’une solution, la portabilité de l’application occupe une place particulière.

4 questions à Patrick Paranthoen, Responsable R&D Sûreté-Sécurité d’Horoquartz, pour un avis d’expert sur la question.

Patrick, un client qui achète une solution de contrôle d’accès fait un choix par rapport à ses « standards » informatiques du moment. Pourquoi la portabilité d’une solution est-elle aussi importante ?

 

«Tout acheteur cherche évidemment à avoir une solution conforme à son infrastructure et à ses choix IT stratégiques. S’il a choisi pour son informatique départementale le couple Windows®/Oracle® par exemple, il y a une forte probabilité qu’il choisisse une solution de contrôle d’accès dans cet environnement. Mais ces choix peuvent être remis en cause, à l’occasion du transfert de la solution sur le cloud par exemple, ou suite à un désaccord avec un éditeur sur la politique de tarification de tel ou tel logiciel système ou de bases de données.

Choisir une solution qui fonctionne sur plusieurs environnements est une garantie d’indépendance de ce point de vue et aussi de pérennité puisque l’investissement en applicatifs métier et en matériels électroniques sera préservé en cas de changement de plateforme. Pour un client, garder une application sur une plateforme IT qui n’est plus dans les standards de l’entreprise a un coût très élevé et peut créer de la dette technologique. C’est donc cette portabilité que nous voulons garantir dans la durée. »

Le couple Linux-Postgre SQL, un moyen de réduire le coût de la solution

Revenons sur le transfert d’une solution sur le cloud. En quoi cela modifie-t-il l’environnement de l’application ?

 

« Cela ne le modifie pas nécessairement. On peut très bien choisir de confier sa solution de contrôle d’accès à un hébergeur en restant à iso-environnement informatique. La majorité de nos déploiements se fait toujours aujourd’hui sur des environnements Microsoft.

Nous prévoyons quand même un fort développement des plateformes Linux et de la base de données PostgreSQL. Et il y a des éléments tangibles à la clé tant sur les coûts de licence que sur la consommation VCPU très inférieure à d’autres systèmes d’exploitation. Au final le TCO est largement réduit pour l’utilisateur et la robustesse de ces outils n’est plus à démontrer. »

 

Les changements de bases de données ne sont-ils pas plus fréquents ?

 

« Oui et ils risquent de l’être de plus en plus. La politique de tarification des bases de données devient un vrai enjeu pour nos clients et nous voyons maintenant des remises en cause. Ce composant est à la fois central dans le fonctionnement de l’application et pour autant plus facilement interchangeable qu’autrefois. A condition là aussi que la solution choisie fonctionne sur différentes bases de données. »

Anticiper un éventuel changement de stratégie IT

 

Est-ce que le coût d’un changement d’environnement IT est important pour le client final ?
« Le coût lié à l’opération de migration par elle-même n’est pas très élevé car nous proposons des modules pour passer facilement d’un système à un autre et migrer les données d’une base de données à une autre. Nos clients en profitent parfois pour mettre à jour leur version, ajouter un nouveau module ou de nouveaux périphériques.

Encore une fois, le changement d’environnement IT n’est pas une finalité en soi sous un effet de mode par exemple. Mais prévoir que cela puisse arriver est à prendre en compte dans le choix de la solution de contrôle d’accès. »

 

Et en résumé, sur quels environnements fonctionne votre solution ?

 

« Pour les systèmes d’exploitation, Protecsys 2 Suite fonctionne sur Windows et Linux. Pour les bases de données, nous supportons SQL Server, Oracle, PostgreSQL et MySQL. Nous couvrons donc les environnements les plus reconnus dans le monde IT. »


Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET VIDÉOSURVEILLANCE

L’intelligence artificielle : un outil efficace dans le domaine de la vidéosurveillance

A Dubaï, l’aéroport vient d’inaugurer un tunnel à reconnaissance faciale et d’iris, équipé de 80 caméras, pour contrôler à la volée l’identité des voyageurs. Un système d’authentification biométrique est actuellement en test dans le terminal 3 de l’aéroport international. Ce tunnel est un des exemples qui symbolise à quel point l’intelligence artificielle dans la vidéosurveillance est en plein essor et offre de plus en plus de possibilités.

Que ce soit dans des lieux sensibles classiques, comme les gares, aéroports, métro, pour des événements ponctuels, sur la voie publique ou dans les entreprises, tous les domaines et les sites sont aujourd’hui concernés par des risques de vols, de vandalisme, d’agression et d’attentats.

Face à cela une des réponses est bien la vidéosurveillance qui est un outil de dissuasion, mais aussi d’élucidation.

IA et vidéosurveillance : le Deep Learning

Aujourd’hui l’augmentation des performances des calculateurs permet d’obtenir des puissances de calcul jamais égalées dans ce domaine. Ainsi les systèmes de vidéosurveillance sont dotés de capteurs et d’algorithmes pour exploiter cette intelligence artificielle (IA). Les caméras elles-mêmes voient leur densité de pixels augmenter de plus en plus, avec en corollaire, une possibilité de travailler dans des conditions de luminosité dégradée tout en assurant une reconnaissance faciale sur des distances inégalées. Des progrès que l’on retrouve également sur des caméras qui sont de plus en plus multi-focales et multi-capteurs.

L’IA, c’est certain, rend les systèmes de vidéosurveillance de plus en plus probant, en étant capable, non seulement de capter des images, mais bien de les analyser, pour extraire des informations, analyser un flux de personnes, rechercher une personne, un véhicule ou un objet…

Les systèmes sont désormais capables d’apprendre en « deep learning », un peu de la même manière que les neurones du cerveau humain. Il s’agit réellement d’un apprentissage de ce que filme la caméra dont le logiciel discerne ce qui est « normal » de ce qui ne l’est pas et d’alerter l’opérateur à bon escient. La vidéosurveillance s’appuie également sur le big data et la biométrie pour se faire intelligente.

EVITER LES DECLENCHEMENTS INTEMPESTIFS

Cette IA trouve des applications de plus en plus importantes et variées. Globalement il s’agit de ne pas avoir à multiplier le nombre d’opérateurs pour regarder passivement des écrans. Au vu du nombre croissant de caméras et donc de données, c’est irréalisable. Pour cela la vidéosurveillance intelligente trouve sa place pour « voir » les incivilités, abandons de bagage, agressions, attroupements, tout en faisant la différence entre un groupe pacifique et un autre agressif. Mais aussi en détectant une intrusion, en lisant en automatique les plaques d’immatriculation, ou encore en recherchant un type précis de voiture ou même un signe particulier sur un vêtement.

Le fin du fin est la reconnaissance faciale en retrouvant une personne dans des images de foule, tout cela en faisant fi des conditions, d’éclairage, de résolution, d’angle de prise de vue ou de météo.

Concrètement l’IA doit permettre d’atteindre une information qui soit la plus fiable possible et la plus opérationnelle. La bête noire de l’IA étant les déclenchements d’alertes intempestifs, pour cela les meilleurs systèmes de vidéosurveillance peuvent reconnaître des formes très diverses identifiées par algorithme. Ainsi la caméra distingue les êtres humains, les véhicules, les animaux, les vélos, mais aussi les végétaux.

caméra vidéosurveillance pour entreprise

Du son pour compléter la vidéo

 

De plus en plus, le son pourra apporter un complément à cette IA dans la vidéosurveillance. Les micros, avec les capteurs et les logiciels, vont apporter des informations supplémentaires se croisant avec les paramètres. Là aussi, avec les micros, l’IA va reconnaître des mots, différencier un appel au secours de cris de joie, un bris de vitre par rapport au vent dans les branches, en apprendre des nouveaux et aider à confirmer ou infirmer une alerte à donner.

Au final tous ces systèmes, technologies, capteurs, caméras et logiciels, apprentissage… ne sont pas complètement sans faille, mais les algorithmes sont de plus en plus efficaces, avec une réactivité et une précision impressionnantes. Le coût d’équipement en caméras et celui pour la formation des équipes sera un des paramètres importants à prendre en compte dans la planification des projets. Ces solutions amènent nécessairement des changements technologiques et une évolution significative des pratiques pour les équipes de surveillance.


Franck Chevallier pour Horoquartz

UNIVERSITÉS : LE DÉFI DE LA SÉCURITÉ AU QUOTIDIEN

Les enjeux spécifiques de l’enseignement supérieur avec le retour d’expérience des universités de Rouen, Nîmes et Paris Descartes

Le défi de la sûreté-sécurité dans le monde universitaire reste entier et complexe : environnement ouvert, multiplicité de sites et de locaux à protéger, diversité de publics, particularités de certaines activités. Retours d’expérience avec les Universités de Rouen, Paris Descartes et Nîmes.

Des déploiements le plus souvent progressifs

Le périmètre des projets et la dispersion géographique des locaux amènent le plus souvent les universités à envisager des déploiements progressifs.

 

Sites multiples, effectifs importants, carte étudiant

L’Université de Nîmes, répartie sur 4 sites distincts, reçoit 4500 étudiants, 100 enseignants, 150 personnels administratifs et 700 vacataires. Elle choisit la solution Protecsys 2 suite d’Horoquartz. Lors de la première phase, les locaux sensibles, le stock, le local serveur, et les bureaux du service informatique sont sécurisés. Les ascenseurs sont équipés ainsi que le parking avec un système de reconnaissance des plaques minéralogiques.

« Comme tout fonctionnait parfaitement, la présidence a souhaité sécuriser son accès, et nous avons équipé les bureaux, l’infirmerie, et la scolarité.» précise Nathalie Gauthey, DSI de l’université.

L’Université de Rouen compte 30 000 étudiants et près de 3500 personnels. Elle souhaitait utiliser sa carte étudiante, la ‘Léo Carte’, pour le contrôle des accès.  « Nous avons commencé le déploiement par les locaux de notre DSI et le data center pour protéger dans un premier temps nos équipements et nos données » précise M Houssier, DSI de l’Université de Rouen. « Les locaux techniques ont suivi, puis les bâtiments et salles de réunion… »

Pour Paris-Descartes, l’importance de la gouvernance

L’université Paris-Descartes, avec 40 000 étudiants, 10 000 professionnels enseignants et chercheurs sur 12 sites totalisant 220 000 m² utilise aussi la solution de contrôle d’accès d’Horoquartz. « Nous avons commencé par protéger nos salles machines, datacenters. Ensuite la solution est retenue pour l’Institut de Psychologie de Boulogne Billancourt (6000 étudiants). C’était une opération bâtimentaire complète avec 300 obstacles pour un traitement complet du bâtiment, un traitement systématique de l’accès jusqu’à la protection des laboratoires. Ensuite, les installations se sont poursuivies au fur et à mesure en fonction des besoins des différentes entités » indique Patrick de Carné, Directeur Technique.

Ce premier projet démarre avec une gouvernance adaptée et un portage politique clair dès l’origine. Une gouvernance centrale portée par la direction numérique et les services informatiques dans les composantes (les UFR et les facultés) qui ont une indépendance leur permettant de déployer des solutions tierces de manière autonome.  « La nécessité d’un logiciel universel, avec des instances très héritières des données du système d’information est apparue à mi-parcours. De nouveaux usages apparaissent, l’université s’ouvre sur la ville, il faut gérer les flux de circulation et ne pas simplement répondre aux besoins ponctuels » ajoute-t-il.

Des bénéfices visibles rapidement

Pour Nathalie Gauthey, DSI de l’université de Nîmes : « la sécurité est accrue, les fermetures de portes sont simplifiées, nous sommes capables de savoir à l’instant T qui est entré dans un bâtiment, nous contrôlons nos points sensibles et nous gérons les accès à l’heure près ».  L’université a constaté une baisse significative des vols (-80%) et leur quasi-disparition au niveau du stock et du service informatique.

Un avis partagé par M Houssier, son homologue de Rouen : « avant, on avait une personne qui venait fermer tous les accès sécurisés du campus de Rouen chaque soir. Maintenant, c’est automatique ! » Patrick de Carné conclut : « une porte de laboratoire, parfaitement gérée et sécurisée sans défaillance représente une économie financière. Lorsqu’une personne quitte l’établissement, il n’y a pas de coûts de changements de serrures, le re-paramétrage dans l’application est immédiat, un badge désactivé donne un résultat parfait à bas coût. Le gain est énorme ».


COMMENT BIEN ÉVACUER LES LOCAUX

La gestion d’une évacuation de locaux doit se faire dans les règles et avec efficacité

Bien sûr, les entreprises doivent se prémunir des risques au maximum, en mettant en place une démarche globale de prévention. Cependant, le risque zéro n’existe pas et les menaces d’incendies, d’explosions, de catastrophes naturelles et même d’attentats existent bien. Les entreprises doivent savoir réagir dans ces cas de figure. En cas de menace, la gestion d’évacuation des personnes doit se réaliser en sécurité et avec efficacité.

D’un point de vue réglementaire, le Code du travail prévoit, dans les établissements de plus de 50 personnes et ceux où sont manipulés des matières explosives et inflammables, que la consigne de sécurité incendie soit établie et affichée de manière très apparente. En deçà de 50 personnes, les consignes sont plus légères. Pour les établissements recevant du public (ERP), les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) ou les immeubles de grande hauteur (IGH), les contraintes sont plus sévères.

 

Des exercices d’évacuation obligatoires

Chacun doit pouvoir assurer le rôle qui lui est attribué pour que l’ensemble des personnels soit évacué sans panique. Au moins deux fois par an, les exercices d’évacuation sont nécessaires pour familiariser les personnels à l’évacuation et vérifier s’il y a des améliorations à prévoir. Chaque exercice d’évacuation est l’occasion d’un débriefing et permet d’avancer dans la construction d’une procédure efficace et adaptée à chaque entreprise et risques. Les équipes d’évacuation doivent suivre une formation théorique.

L’organisation de l’évacuation doit prévoir des équipes avec des rôles bien définis :

  • Le guide d’évacuation dispose de la liste des personnes sous sa responsabilité. Il va les amener au point de rassemblement selon les cheminements prévus et réaliser le recensement pour pouvoir signaler des personnes manquantes. Il coordonne la réintégration des lieux à la fin de l’exercice ou en situation réelle.
  • Les serre-files vérifient que personne n’a été oublié dans tous les locaux, pièce par pièce, en refermant les portes et en interdisant le retour en arrière. Ils avertissent le guide que les locaux sont bien vides de tout occupant.
  • Les autres doivent évacuer sans délai et suivre toutes les consignes de l’équipe d’évacuation.

COMPTER LES PRÉSENTS ET IDENTIFIER LES MANQUANTS

L’évacuation doit faire cheminer en sécurité l’ensemble des employés et visiteurs pour les regrouper au point de rassemblement qui sera le point de contrôle pour comptabiliser les effectifs et identifier les manquants. Il est situé à un endroit où il ne va pas gêner l’approche des secours tout en pouvant recevoir toutes les personnes à sécuriser. Pour les personnes en situation de handicap, il convient de prévoir un local d’attente sécurisé.

Pour faciliter le comptage des personnes et s’assurer que personne ne manque à l’appel, Horoquartz a développé un outil efficace : P2 EAP (Emergency Assembly Point). Il s’agit d’un terminal mobile intégré à sa solution de contrôle d’accès Protecsys 2 Suite. Le terminal (PDA) se met à jour en temps réel pour connaitre à tout moment les employés et visiteurs présents sur site ainsi que leur localisation. En cas d’alerte, le responsable d’évacuation récupère le PDA, il dispose ainsi de la liste des présents, peut visualiser les écarts et identifier les manquants.

 

Prévoir aussi le risque attentat

Le risque attentat peut toucher les entreprises. Pour répondre à cette menace spécifique qui peut nécessiter un mode d’évacuation  spécifique, il faut :

  • Prévenir les personnes du danger.
  • S’échapper en faisant attention à localiser le danger. Si possible en aidant les autres à fuir aussi, mais sans s’exposer soi-même.
  • S’il est impossible de sortir, se cacher et s’enfermer en se barricadant.
  • Couper les lumières, se tenir à distance des ouvertures, ou encore s’allonger au sol ou derrière un obstacle solide. Il faut encore couper la sonnerie et le vibreur du téléphone.
  • Alerter les forces de l’ordre et suivre leurs instructions.

Franck Chevallier pour Horoquartz

CHOISIR UN SYSTÈME DE DÉTECTION INTRUSION

Les principaux avantages d’un système de détection-intrusion pour prévenir les intrusions et les vols dans les locaux

La menace des cambriolages dans les locaux industriels, commerciaux ou financiers est démontrée par les chiffres : 70 774 cambriolages en 2017, 73 713 en 2016 et 69 198 en 2015. Ces lieux restent des cibles de choix et il convient de mettre en place de bonnes pratiques en matière de détection-intrusion.

 

Le cambriolage : un risque à envisager

 

Certains cambriolages visent des locaux à haut risque qui intéressent des délinquants professionnels organisés et déterminés à toucher des stocks de grande valeur ou des informations et données sensibles. D’autres concernent des locaux plus classiques et sont opérés par des malfaiteurs opportunistes qui vont chercher à tirer profit des éventuelles faiblesses du système de sécurité pour arriver à leurs fins.

Les différents types de vols

  • Le vol simple : d’objets appartenant à l’entreprise ou aux employés.
  • Le vol avec violences : les bureaux et entrepôts sont concernés, car la matière première ou des marchandises peuvent représenter une valeur importante à la revente.
  • Le vol d’informations et de données : Il est souvent plus facile de remplacer du matériel ou des marchandises que des informations ou des données.
  • Le vol suivi d’incendie criminel touche les bureaux et entrepôts isolés ou dépourvus de protection suffisante. Ces incendies sont parfois le fait de cambrioleurs désireux d’effacer leurs traces.

Pour éviter cette menace, il convient de se protéger des cambrioleurs, mais aussi d’employés indélicats, espions, et même terroristes par un système de sécurité adapté et tenant compte du niveau de sûreté souhaité.

 

Plusieurs voies d’accès au vol

 

Pour la gendarmerie, les voies d’accès principales des cambriolages de locaux professionnels restent les portes de l’entrepôt, puis les portes de l’entreprise, les fenêtres et les accès en hauteur. Bardages, verrières et toitures sont des accès marginaux.

Le fonctionnement d’un système de détection-intrusion

 

Le système de détection-intrusion permet de donner l’alerte en temps réel, par des détecteurs de mouvement ou l’activation d’une alarme par un salarié agressé par exemple. Elle est transmise automatiquement et est visible en temps réel sur les écrans de contrôle. L’alerte peut être envoyée par mail ou sms. Le signalement de l’intrusion dans une zone sous protection permet au responsable sécurité de déterminer la meilleure intervention possible, en gardant une vue d’ensemble, et en temps réel, de l’intégralité du système. Ce dispositif peut être relié au système de vidéosurveillance pour avoir une vision d’ensemble et à distance, et réaliser une levée de doute.

Un dispositif anti-effraction en amont

 

A l’extérieur des locaux, l’ensemble du dispositif crée une barrière de détection des intrus en périphérie. Complétant les protections mécaniques classiques telles que les portes, volets, grilles, serrures… un dispositif électronique anti-effraction protège efficacement les zones les plus faibles d’un site. Il peut être nécessaire de poser des protections de surface, détecteurs de bris de verre, acoustiques ou sismiques, contacts d’ouverture, ou détecteurs de vibration.

 

Des protections pour l’intérieur

 

Pour repérer les mouvements des voleurs à l’intérieur des locaux, des détecteurs spécifiques à infrarouge ou à hyperfréquence, ou des barrières infrarouges, permettent de confirmer ou non une intrusion. En complément des alarmes classiques et selon le niveau de sécurité recherché, il convient de mettre en place des solutions supplémentaires pour gêner la progression de l’intrus : générateur de brouillard, éclairage stroboscopique. Une alarme silencieuse, sous forme de bouton pression ou de pédale, pourra être discrètement déclenchée par le personnel. Quelle que soit la nature de l’alarme, le temps de réaction doit être rapide, mais aussi intelligemment complété par une bonne analyse des informations et par la rapidité du personnel de sécurité.


Franck Chevallier pour Horoquartz

CONTRÔLE D’ACCÈS : ET SI VOS SALARIES ÉTAIENT DEMANDEURS ?

48% des salariés français (60% dans le secteur public) attendent un effort de leur employeur pour renforcer leur sécurité !

Confrontés à un réel risque d’incivilités, d’agressions ou de vols dans l’entreprise, 48% des salariés français (60% dans le secteur public) attendent un effort de leur employeur pour renforcer leur sécurité

C’est ce qui ressort d’une récente enquête réalisée par Opinionway pour Horoquartz. Fait nouveau : les salariés pensent que les solutions proposées par le marché, et en premier lieu le contrôle d’accès, sont un moyen efficace pour réduire les risques qui les concernent !

Un changement de perception qui devrait motiver les employeurs à mettre en œuvre, dans le dialogue avec les salariés, une démarche pour sécuriser le quotidien de leurs personnels.

Une réalité mesurable et une prise de conscience

L’enquête d’Opinionway pour Horoquartz fait ressortir que 36% des salariés ont subi des insultes ou des menaces dans les cinq dernières années sur leur lieu de travail, bien souvent de manière répétée. 17% ont par ailleurs été victimes de vols. Les agressions physiques sont plus rares, mais s’élèvent tout de même à 8%. Ces actes sont très majoritairement le fait de personnes étrangères à l’entreprise (clients, usagers, visiteurs, intrus).

La menace terroriste est même identifiée comme un risque potentiel dans le cadre du travail par 24% des salariés.

Ce contexte modifie probablement le rapport des salariés français à la sécurité. En tout cas, il explique qu’aujourd’hui près de la moitié d’entre eux attend un effort significatif de l’employeur à ce sujet.

Une idée assez précise des solutions possibles

Un autre volet de cette enquête est consacré à l’évaluation par les salariés eux-mêmes des solutions possibles pour améliorer leur sécurité.

Et ce qu’ils indiquent montre qu’ils ont pleinement compris l’intérêt des solutions proposées par le marché. Ainsi 71% d’entre eux considèrent qu’un système de contrôle d’accès par badge est une solution efficace ou très efficace. 68% portent la même appréciation sur les équipements de vidéosurveillance et 64% pour les systèmes de détection-intrusion.

L’efficacité des solutions de sécurité électronique dans le cadre de leur travail semble donc largement admise par les Français, devant le gardiennage traditionnel avec vigiles ou agents de sécurité (63%).

 

Un changement de perception

 

Aujourd’hui, le contrôle d’accès ne représente plus seulement « un coût » ou une contrainte, mais il est un outil indispensable à la protection des personnes et des biens. Un outil qui devient un allié du personnel qui semble l’accepter bien plus qu’auparavant.

C’est bien là un véritable changement important. Pendant très longtemps le contrôle d’accès, quelle que soit sa forme, était majoritairement perçu par les salariés comme une sorte de « flicage », de contrainte dans le travail, d’une surveillance non indispensable et pas toujours justifiée. La technologie évoluait année après année, mais pas forcément l’acceptation de ce contrôle par les salariés eux-mêmes.

L’augmentation des risques telle que la ressentent les salariés, et certainement aussi les attentats de 2015, ont engagé de manière assez vaste et profonde ce changement de perception. Le vigile, les caméras, les codes, les badges… participent désormais pleinement à l’organisation générale de la sécurité des accès dans l’entreprise, au sens large du terme.

Et si cette protection est indispensable pour protéger les actifs de l’entreprise ou sa propriété intellectuelle, elle concourt aussi à limiter les risques pour les salariés eux-mêmes, ce qu’ils semblent avoir compris.


DÉTECTION INTRUSION, TOUT SAVOIR AVANT DE S’ÉQUIPER

Détection intrusion pourquoi équiper l’entreprise ?

 

En France, on comptabilise un cambriolage ou tentative de cambriolage toutes les minutes et demie ce qui représente environ 400.000 cambriolages par an ! 

Si les chantiers restent une cible convoitée par les cambrioleurs, les magasins et sociétés de service font eux aussi les frais des malfaiteurs. En équipant votre structure d’une solution de détection-intrusion, vous sécurisez vos marchandises, vos matériels, vos données sensibles et votre personnel via un système d’alarmes.

Un système de détection-intrusion permet de :

  • Dissuader des malfaiteurs de s’en prendre à vos équipements et votre personnel
  • Etre alerté en temps réel (via les détecteurs de présence ou par l’activation manuelle d’une alarme)
  • Disposer d’une vision globale et temps réel de votre système
  • Piloter à distance vos scénarios possibles et déclencher les interventions sur site

Quels systèmes de détection-intrusion ?

Il existe 3 dispositifs de détection-intrusion avec des fonctionnalités et objectifs différents en fonction des zones à protéger.

  • Dispositif extérieur :
    En extérieur de vos bâtiments, le dispositif permet de détecter l’intrus en périphérie de vos locaux. Les technologies, telles que la détection extérieure de façade, les barrières à infrarouges ou encore la détection laser, vous permettent ainsi de surveiller la périphérie de vos bâtiments et de vous prévenir en cas d’intrusion.
  • Dispositif intérieur :
    Installé à l’intérieur de vos locaux, ce dispositif est basé sur la détection de mouvement via des technologies infrarouge ou hyperfréquence. Ces détecteurs repèrent les mouvements dans l’espace surveillé et alertent de la présence en cas d’intrusion constatée.
  • Dispositif anti-effraction :
    Il permet de signaler l’action de pénétration dans un bâtiment et est destiné à surveiller et protéger les zones vulnérables (portes, fenêtres, etc.) grâce à l’utilisation d’appareils tels que des contacts d’ouverture, des protections de surface, des détecteurs de vibration, des détecteurs de bris de verre, acoustiques ou sismiques.

 

Comment fonctionne un système d’alarme intrusion ?

 

En cas d’intrusion dans les locaux (bureau, zone de stockage…) équipés d’un système de détection-intrusionles détecteurs envoient un signal à la centrale d’alarme qui déclenche l’activation d’une alarme. En complément d’un dispositif d’alarmes traditionnelles (type sirène), des solutions complémentaires et extrêmement dissuasives peuvent être envisagées comme un générateur de brouillard ou de stroboscope.

Le responsable sécurité du site ou le centre de télésurveillance est alors alerté de l’intrusion par notification sur les écrans de contrôle ou par notification mail/sms. Il peut ainsi déclencher dans les meilleurs délais la procédure d’interpellation vocale ou une intervention sur site. Si la solution est couplée à la vidéosurveillance, la levée de doute est possible à distance.

Une alarme silencieuse pour alerter discrètement en cas d’agression

 

On pense souvent aux alarmes déclenchées par les détecteurs en cas d’effraction et d’intrusion dans un bâtiment. Cependant, une alarme peut aussi être activée à l’initiative d’un salarié en difficulté par le biais d’un bouton anti-agression, de pédales de sécurité… Dans ce cas l’alarme est silencieuse afin de permettre le déploiement discret de la procédure d’interpellation.

L’alarme technique : une autre utilité du dispositif de détection

 

Autre type d’alarme : l’alarme technique. Déclenchée en cas de décalage entre les données constatées et les données de référence dans le profil paramétré (ex : une source de chaleur anormalement élevée, une luminosité en l’absence de personnel…), l’alarme technique est une solution d’alerte qui peut être utilisée pour sécuriser les marchandises, le matériel, les locaux…

Elle peut tout aussi bien être utilisée dans une optique de maîtrise de la consommation énergétique encadrée par une politique de développement durable (éviter les lumières allumées en l’absence de personnel, limiter les abus de consommation de la climatisation et du chauffage…).

Un dispositif anti-intrusion dans un système de sécurité global

 

Les centrales intrusions sont de plus en plus associées à d’autres solutions de sécurité comme le contrôle d’accès ou la vidéosurveillance pour effectuer des levées de doute par exemple.

Aujourd’hui, les utilisateurs cherchent des centrales intrusions qui s’intègrent dans un système de sécurité global capable de dialoguer avec les différents composants du système. C’est pour accompagner cette demande croissante  qu’Horoquartz propose une solution avancée d’intégration avec sa solution de détection-intrusion P2 Safety. La centrale intrusion s’intègre ainsi à la solution globale de l’éditeur (Protecsys 2 Suite) mais est aussi capable de se coupler aux installations de sûreté existantes pour préserver l’installation en place et éviter des coûts d’installation rédhibitoires pour l’entreprise.


*source : enquête “Cadre de Vie et Sécurité” de l’INSEE en 2015

INTÉGRATION CONTRÔLE D’ACCÈS ET POINTAGE DE PRÉSENCE

Que faut-il attendre de l’intégration d’un système de contrôle d’accès et d’une gestion des temps au niveau du pointage ? Jusqu’où peut-on aller ?

 

 

Faut-il intégrer votre solution de gestion des temps et votre système de contrôle des accès ? Quels sont les avantages à choisir une solution globale et intégrée ? Quel intérêt à connecter ces fonctionnalités et jusqu’où faut-il raisonnablement aller ?

5 questions à Patrick Paranthoën, Responsable R&D Sûreté-sécurité Horoquartz.

 

 

 

 

Patrick, nous avons vu dans un précédent article les avantages synchroniser automatiquement les données entre la gestion des temps et le contrôle d’accès. Quelles sont les autres processus qui peuvent être partagés entre ces applications ? 

 

Comme indiqué dans notre précédente communication, intégrer la gestion des temps et le contrôle d’accès permet de partager automatiquement les données propres aux employés, aux badges, et plus globalement un certain nombre de droits et affectations.

Cette communication n’est pas compliquée à mettre en œuvre et apporte des gains importants, sous réserve bien entendu qu’on ait choisi des applications qui communiquent entre elles ! Mais en effet, d’autres données et d’autres processus peuvent être partagés, notamment pour ce qui concerne les badgeages d’accès et ceux de présence.

 » Des règles à respecter, mais pas d’interdiction « 

Sur un plan légal, peut-on vraiment utiliser des pointages d’accès pour déterminer la présence d’un collaborateur ? Il y a eu beaucoup de positions contradictoires à ce sujet.

 

Dans les faits, il n’y a pas d’interdiction d’utiliser des pointages de contrôle d’accès à des fins de gestion des horaires, à condition que les salariés et les IRP soient clairement informés et que les modalités soient expliquées. Il y a bien sûr quelques règles à respecter, la principale étant de ne pas calculer des temps de présence à partir de mouvements de contrôle d’accès à l’insu du salarié. La norme simplifiée n° 42 de la CNIL précise par ailleurs les règles et méthodes pour chaque finalité, notamment de conservation des données de pointage suivant leur nature. Quand cette interconnexion est envisagée, Il est conseillé, en vue d’une déclaration à la CNIL ou pour la conformité RGPD, de penser le système comme un projet global.

Mais est-ce vraiment faisable sur un plan technique ? Un pointage d’accès et un pointage de présence, ce n’est pas tout à fait la même chose.

 

Pour être plus précis, certains pointages d’accès ne peuvent pas être en effet considérés comme des pointages de présence. Par exemple, un salarié badge son accès sur un tourniquet puis ressort immédiatement car il a oublié un dossier dans sa voiture. 2 minutes après, il revient badger sur le même tourniquet. Il est bien évident qu’on ne va pas considérer une entrée en présence, puis une sortie 30 secondes après, puis une nouvelle entrée en présence 2 minutes après. Il faudra mettre en place des mécanismes qui permettent de filtrer ces pointages au sens de la présence.

Mais que se passe-t-il en cas de pointage d’accès à l’intérieur des bâtiments ?

 

C’est un peu la même logique, on ne va pas interrompre la présence et la redémarrer chaque fois que le salarié change de zone par exemple.

Dans l’outil de contrôle d’accès, on pourra par exemple définir facilement les lecteurs qui peuvent générer un pointage de présence. Ceci évite déjà de remonter à la gestion des temps des pointages de présence qui n’en sont pas à coup sûr, par exemple pour des lecteurs à l’intérieur des bâtiments.

Ensuite, côté gestion des temps, il est possible de mettre en œuvre des mécanismes pour filtrer logiquement les pointages. Par exemple, si j’ai 3 pointages de contrôle d’accès dans un intervalle de 3 minutes, lequel dois-je prendre en compte ?

Quelles sont les conditions pour que cela fonctionne ?

 

Ce type d’intégration fait appel à des échanges temps réel, donc à des connecteurs certifiés et maintenus. Il n’est pas recommandé de se lancer dans ce genre d’intégration avec des solutions qui ne viennent pas du même fournisseur. Il y aura tôt ou tard des problèmes de synchronisation si les solutions ne sont pas parfaitement compatibles, techniquement et fonctionnellement. 

Au final, que rapporte ce genre d’intégration ?

 

Nos clients, qui nous demandent d’intégrer au niveau des pointages nos solutions Protecsys 2 suite (contrôle d’accès) et eTemptation (gestion des temps), ont souvent les mêmes objectifs. Ils veulent la plupart du temps éviter à leurs collaborateurs de faire un double pointage accès/présence là où c’est possible.

Certains vont parfois au-delà. Il nous a par exemple été demandé de contrôler les temps de repos minimum du collaborateur entre 2 journées au moment du pointage d’accès. Ce que nous savons faire en interrogeant l’application eTemptation en temps réel. Grâce à cette interconnexion nous assurons conjointement la sécurité de la personne (temps de repos suffisant) et le respect du code du travail (Articles L 3131-1 et L 3121-24).


Thierry Bobineau – Directeur Marketing chez Horoquartz, d’après un entretien réalisé avec Patrick Paranthoen – Directeur R&D Sûreté chez Horoquartz.

INTÉGRATION GESTION DES TEMPS ET CONTRÔLE D’ACCÈS : JUSQU’OÙ ALLER ?

Intégrer vos solutions de contrôle d’accès et de gestion des pointages, par où commencer ?

Faut-il intégrer votre solution de gestion des temps et votre système de contrôle des accès ? Quels sont les avantages à choisir une solution globale et intégrée ? Quel est l’intérêt de connecter ces fonctionnalités et jusqu’où faut-il raisonnablement aller ?

4 questions à Patrick Paranthoën, Responsable R&D Sûreté-sécurité Horoquartz.

Y-a-t-il réellement des avantages à intégrer la gestion des temps et le contrôle des accès dans une entreprise ?

 

« Les avantages à intégrer ces deux fonctionnalités dans l’entreprise sont indéniables. Mais il faut reconnaître qu’ils sont souvent méconnus. Si on creuse un peu, on se rend compte que les principales données utilisées par ces applications sont communes. Le badge bien évidemment, mais aussi la fiche « employé » et de nombreuses données individuelles comme le service de rattachement permettant d’hériter de certains droits et d’autres propriétés.

La question qui doit donc se poser est la suivante : est-il possible d’intégrer la gestion des temps et le contrôle des accès ? L’idée est bien sûr d’éviter de saisir ces données à deux endroits, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer, tant en perte de productivité qu’en perte de qualité d’information, avec des risques possibles sur le niveau de sécurité. »

Quelles sont ces conséquences exactement ?

« Prenons l’exemple de la fiche « employé », celle qui contient les données signalétiques du collaborateur comme son nom, son matricule, sa date d’entrée et de départ de l’entreprise, et d’autres informations. Si la gestion des temps et le contrôle d’accès ne sont pas intégrés, une double saisie va être faite. Dans la pratique, les données de la gestion des temps sont souvent saisies par le service RH ou paie, celles du contrôle d’accès par le service sécurité voire par la DSI. Je passe sur le coût de cette double saisie qui pourrait facilement être évité. Le principal inconvénient est surtout dans la désynchronisation des données. Par exemple, si les dates de contrat ne sont pas identiques dans les deux systèmes, ceci aura pour conséquences des droits d’accès qui ne seront pas en concordance. Un collaborateur a quitté l’entreprise le 30 juin, cette information a été enregistrée dans le système de gestion des temps car bien évidemment on ne veut pas payer le collaborateur au-delà. Mais elle n’a pas forcément été mise à jour dans le contrôle d’accès. Nous pouvons alors avoir des droits qui restent ouverts dans le système de contrôle d’accès après le départ du collaborateur, ce qui présente toujours un risque sécuritaire. Il ne s’agit pas ici d’un cas théorique, nous pouvons le constater dans la pratique. »

 

« Cela peut se produire aussi à l’arrivée du collaborateur. Par exemple, sa fiche a été créée dans la gestion des temps mais pas dans le contrôle d’accès. Il ne peut donc pas accéder aux locaux et dans ce cas-là, on va le plus souvent passer pendant quelques jours par un badge visiteur ou intérimaire pour donner accès aux locaux à un salarié qui est bien en CDI. Donc interventions multiples, risques de désynchronisation avec des numéros de matricule ou de badge discordants, des dates de contrats et des droits incohérents, etc. Et au final, quelques jours après, tout ceci devra être aligné dans les deux applications, alors que cette situation pourrait être évitée facilement par une communication entre les deux solutions.

Même si l’affectation du collaborateur à un « service » est faite par le service RH, les règles et droits d’accès de chaque service sont du domaine du service sécurité qui reste maître du fonctionnement de son système. On peut donc à la fois tirer profit de l’automatisation tout en conservant le niveau de sécurité souhaité. »

 

Mais est-ce que la limite à cette intégration n’est pas justement son coût ou sa complexité de mise en place ?

 

« Oui, faire communiquer deux systèmes de gestion des temps et de contrôle d’accès d’origines différentes, avec une architecture technique incompatible et un renvoi de responsabilités entre les fournisseurs peut engendrer des coûts et une complexité. C’est parfois la raison qui est donnée après que le choix ait été fait et c’est bien dommage. Mais si cette communication entre les deux applications est définie comme une fonctionnalité obligatoire de son cahier des charges, cela change l’approche. Bien évidemment, si on choisit un fournisseur capable de proposer les deux solutions, cela simplifiera forcément l’intégration des deux systèmes puisque les connecteurs seront standardisés et maintenus au fil des évolutions.

Et c’est bien ce que nous constatons sur le terrain quand nous déployons notre solution eTemptation pour la gestion des temps, et Protecsys2Suite pour la gestion des accès. Le coût et le temps pour mettre en place cette communication sont faibles par rapport aux gains apportés. Et cette intégration sera pérenne dans le temps.

En réalité, le plus souvent, les inconvénients à avoir une gestion des temps et un contrôle d’accès non communicants ne sont pas suffisamment pris en compte. Dans certains cas, il faut bien le dire, on peut même tomber sur des phénomènes de « silos » où chaque service souhaite maîtriser son domaine et ne pas s’embarrasser de cette communication, alors que les avantages à le faire sont considérables au niveau de l’entreprise. Dans ces cas-là, c’est bien le rôle du management de projet de s’assurer que des processus intelligents sont mis en place. Ils permettront de mieux garantir la sécurité de l’entreprise et d’avoir des processus efficaces où on ne paie pas des équipes à faire des doubles saisies faciles à éviter. »

 

Retrouvez la seconde partie de cet article.


Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz, d’après un entretien réalisé avec Patrick Paranthoen, Directeur R&D Sûreté chez Horoquartz

 

 

 

 

PARKING D’ENTREPRISE : FAIRE FACE AUX DIFFICULTÉS DE STATIONNEMENT

 

Parking d’entreprise : l’optimiser et le sécuriser

Un trajet domicile-travail qui ne cesse d’augmenter, une vigilance de chaque instant sur la route, sans oublier les inévitables bouchons aux heures de pointe… C’est le tracas quotidien de tout conducteur qui se rend au travail chaque matin. Et lorsqu’en plus, c’est aussi un calvaire pour trouver une place sur le parking d’entreprise, c’en est trop !

L’entreprise n’est-elle pas en mesure de proposer une alternative afin de faciliter le stationnement de ses collaborateurs ?

Quelle obligation de l’employeur en matière de stationnement ?

 

Il n’y a pas d’obligation légale de mettre à disposition du salarié une place de stationnement dans un parking d’entreprise.  Mais c’est toujours un avantage bien appréciable que de pouvoir disposer d’une zone de stationnement gratuite à proximité de son lieu de travail. Souvent mis en place dans les petites villes, le parking d’entreprise devient bien plus rare voire inexistant aux abords des grandes agglomérations.

Les réglementations actuelles élaborées à partir de la loi SRU (Solidarité au Renouvellement Urbain) et du Grenelle de l’Environnement imposent de nouvelles contraintes urbaines.

 

De ce fait, aujourd’hui, tout nouveau bâtiment en construction dans une grande agglomération est soumis au PDU (Plan de Déplacement Urbain) qui détermine les règles pour le calcul des places de parking d’entreprise, limitant ainsi le nombre de places de parking à 25-30% de l’effectif de l’entreprise.

Les entreprises doivent donc trouver des solutions pour réserver l’accès au parking  uniquement aux personnes autorisées. Elles peuvent aussi faciliter la recherche de places, améliorer la circulation et fluidifier le trafic dans le parking. Un petit aperçu de ce qui peut être mis en  place…

 

Parking d’entreprise: sécuriser les accès

 

C’est une évidence de rappeler que face à un nombre limité de places de stationnement, la première priorité est d’éviter qu’elles soient utilisées par des personnes qui n’ont rien y faire car étrangères à l’entreprise. Il est facile d’en limiter l’usage uniquement aux personnes autorisées (salariés, fournisseurs…) et donc d’éviter une occupation illicite de places.

Par le biais d’un système de barrière levante, relié à une solution de contrôle d’accès,  les accédants sont filtrés en fonction de leurs droits d’accès. Même si le système de contrôle d’accès par badge est le plus souvent utilisé, un système de lecture de plaque minéralogique peut aussi être déployé, chacun disposant de ses avantages et inconvénients.

Via le système de contrôle d’accès par badge, quel que soit le véhicule utilisé (véhicule du conjoint, véhicule de remplacement…), du moment que le conducteur est bien porteur de son badge, l’accès lui sera accordé au passage devant le lecteur.  Un oubli / perte de badge, ou une fin de droit, pourront être les motifs d’un refus d’accès au parking.

Dans l’autre cas, c’est le véhicule via la lecture de plaque qui déclenche l’ouverture de la barrière, attention donc aux changements de véhicules…

Faciliter la recherche de places disponibles

Souvent utilisé dans les parkings publics, le système à led rouge/vert (occupé/disponible) permet d’indiquer aux usagers les places disponibles. Un bon guide à première vue, mais peut-être pas aussi fiable que souhaité… Entre les véhicules non détectés (indication faussée) et les emplacements disponibles non adaptés aux gabarits du véhicule, la solution n’est pas totalement satisfaisante, surtout qu’elle nécessite un coût d’installation non négligeable.

 

Une alternative aux systèmes de parking à LED 

 

Pour aller plus loin dans la démarche, au-delà de la simple indication de place disponible, Horoquartz a développé une solution intuitive et innovante d’optimisation de remplissage de parking et de guidage des personnes dans le parking, pour répondre de façon économique aux problèmes rencontrés.

La solution permet de guider rapidement et de manière intelligente l’usager. Lors de son accès au parking, le logiciel indique sur un simple afficheur la place disponible la mieux adaptée à son profil (type de véhicule, lieu de son poste de travail, handicap…). En sortie, la lecture de son badge sur une borne lui rappelle à quel emplacement est garé son véhicule, un moyen d’éviter de perdre du temps à chercher dans les travées.

Parking d’entreprise : encourager de nouvelles pratiques

 

Quel que soit système que vous choisirez pour contrôler l’accès et faciliter le stationnement de vos salariés, le problème de limitation du nombre de places de parking persistera…

En effet, même si des technologies peuvent assurer un rôle facilitateur pour la gestion des places de parkings en entreprise, il ne faut pas perdre de vue que l’objectif premier de ces nouvelles contraintes réglementaires est de limiter le nombre de véhicules en agglomération !

La mise en place d’une solution de contrôle d’accès et d’optimisation des parkings doit donc aller de pair, pour l’entreprise, avec la promotion des modes de transport alternatifs, plus pratiques et respectueux de l’environnement : transports en commun, covoiturage… ou vélo, pour les plus courageux !


CONTRÔLE D’ACCÈS : LES TENDANCES

3 grandes tendances du moment en matière de sûreté-sécurité

« Le marché bouge et, avant tout projet, il est nécessaire de se poser les bonnes questions afin de faire les bons choix technologiques. » Par Jean-Marc Brunet, Directeur Commercial sécurité – Horoquartz

 

 

Les serrures autonomes, un marché en développement

 

C’est la tendance du moment. Depuis quelques années, le marché du contrôle d’accès est en phase de mutation, et nous constatons que la demande en serrures autonomes est en plein boom. De plus en plus de constructeurs s’orientent sur l’intégration de serrures autonomes dans leur solution de contrôle d’accès traditionnelle. C’est un complément indispensable !

Le retour sur investissement des serrures autonomes est tellement fort que je suis certain que dans 10 ans, la clé disparaîtra totalement dans les entreprises

Vers des badges haute sécurité 

Autre sujet en pleine évolution, le support d’identification ou support de badgeage vit également une mutation avec l’arrivée de technologies sécurisées. A partir d’initiatives Ministérielles et sous les conseils de l’ANSSI, il a été décidé de renforcer la sécurité des supports d’identification des agents de l’état.

Pour preuve les Ministères de la Défense et de l’Intérieur, ont décidé d’utiliser de nouveaux supports, deux cartes (CAM, Carte d’Agent Ministériel et CIMS, Carte professionnelle d’identité Multiservices) ont vu le jour.

Ces cartes sont délivrées par l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) qui les a mises au point avec l’Imprimerie Nationale. A la fois cartes professionnelles et badges d’accès, ces cartes sécurisées électroniquement et graphiquement deviennent des outils d’identification et d’authentification : l’agent de l’état peut désormais utiliser sa carte haute-sécurité pour signer électroniquement les documents qu’il délivre au public, pour accéder aux locaux protégés. Son identité est également sécurisée pour le contrôle d’accès.

Cette mutation technologique résulte notamment d’initiatives gouvernementales : l’ANSSI, Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’information, rattachée au Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale, autorité dépendant du Premier Ministre, a publié un guide sur ce sujet sensible : « La sécurité des technologies sans contact pour le contrôle des accès physiques ».

Une solution complète de la sûreté-sécurité

 

C’est la troisième tendance : l’approche des projets de sécurité évolue, les Directions Générales ou Sureté-sécurité souhaitent de plus en plus aborder la sécurité de manière plus globale en faisant l’acquisition d’une solution complète. 70 % des marchés passés intègrent une demande d’une solution de contrôle d’accès couplée à la vidéosurveillance.

Les constructeurs de solutions doivent s’adapter et il devient inévitable qu’ils deviennent des intégrateurs de systèmes de sécurité apportant une solution et un service complet à leurs clients. La notion de produit vient désormais au second rang.

Face à ces tendances technologiques, à une innovation galopante, à un marché en pleine mutation, Horoquartz se différencie par sa capacité d’intégration, et se positionne aujourd’hui comme un intégrateur global de systèmes de sécurité qui conçoit sa propre solution. Evoluer avec son marché est inscrit dans l’ADN d’Horoquartz : « Nous venons de lancer une réflexion sur les drones pour aider nos clients à se protéger contre cette nouvelle forme d’intrusion, c’est un des sujets d’actualité que nous étudions » conclut Jean-Marc Brunet.